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tranquillité publique. La première , de faire un licentiement effec- ■ »» ■■ ■■>»»«»tif & non-fimulé de toutes ses troupes ; la seconde , de réparer 1670.
ses contraventions formelles aux traités ; la troisième, de donner lessûretés nécessaires qu’il se comporteroit mieux à l’a venir. Le Roi as-surait en même teins la Diète, que la suite ferait voir qu’il n’avoitau-cun dessein de profier des dépouilles du Duc.
D e's que le Maréchal de Créqui fût à portée d’entrer en Lorraine , ildétacha le Marquis de Fourilles pour surprendre le Duc, qui étoit àNancy ; peu s’en fallut qu’il ne fût enlevé ; il n’évita ce malheur, queparce qu’il étoit parti pour aller à la chasse avant l’arrivée des troupesFrançoises. Le Maréchal qui suivoit de près ce détachement , ne tar-da guères à entrer en Lorraine. II fit démolir les murs de Mirecour,de Pont-à-Mousson & des autres Villes qui en avoient encore. II vintà Nancy ; le Palais Ducal fût pillé, on enleva les Papiers & les Ti-tres , tant du Trésor que de la Chambre des Comptes. On se saisit des mu-nitions & des armes, qu’on avoit jufques-là laissées dans PArsenal, sur-tout , de la fameuse Coulevrine à qui on a donné le nom de Nancy ;c’est la plus belle pièce d'artillerie qui soit en Europe ; elle fût depuistransportée à Dunkerque malgré son énorme pesanteur.
D e Nancy on marcha devant Epinal. Cette Ville , située sur la Mo- Quìncy, tom .selle, avoit un Château sur une éminence ; il étoit défendu par une tri- 1. j ?<*g. ;c>;.pie enceinte de murailles sèches flanquées de tours ; il fallut l’a Piégerdans les formes. On y étoit arrivé le dix-huit septembre , le lende-main la tranchée fût ouverte. Le Maréchal de Créqui fit placer unebatterie de sept à huit pièces de canon fur une montagne qui étoit del’autre côté de la Moselle. Cette batterie eût un fl grand effet que leseptième jour le Comte de Toniel Gouverneur fût obligé de se rendreà discrétion. Tout ce qu’on y trouva de François, soldats ou Officiers,fût pendu fans miséricorde ; le reste fût fait prisonnier de guerre ; lesGardes & les Chevaux - legers du Duc étoient de ce nombre.
L’Armee ne s’arrêta aux environs de cette Place qu’autant de temsqu’il en fallut pour démolir les fortifications. Chatté ne résista pas d’a-vantage. Rochefort, qui l’avoit autrefois défendue st longtems contrele Maréchal de la Ferté, en étoit encore Gouverneur ; mais il avoitdans la Place grand nombre d’Officiers François. Le traitement rigou-reux fait à ceux qu’on avoit trouvés dans Epinal l’obligea de modérer fadéfense; il se rendit de bonne heure & obtint une capitulation avan-tageuse. Longwi se rendit dès que l’Armée parut k ses portes. Cesdeux Places furent auffi rasées. La conquête de la Lorraine 11’occu-pa qu’un mois, on y laissa dix-huit mille hommes en quartier d’hiver.
Le Duc dépouillé ne se croïant plus en sûreté dans les montagnes de Le Duc deVauge, s’évada lui quatrième. II passa en Allemagne , n’ólant presque Lorraine ses’arrêter en aucun endroit dans la crainte d’étre enlevé ; il fixa enfin fa ^J^ oìresdemeure à Cologne jusqu’en mille six cent soixante & douze. Ce fût lui historiquesqui engagea cette Ville à recevoir la garnison Hollandoise, que l’Elec- cbrenolo-
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