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Tome troisieme.
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3§4 ’ HISTOIRE

.. - „ loin les actions héroïques du Roi, que les Monarques îës plus éloí-

1670. ,, gnés envolèrent à Sa Majesté des Ambassadeurs, pour lui témoigner

Qumcy, tom. „ l'estime & la' considération particulière qu'ils a voient pour fa personne.1. pag. 30 6 . „ Cet Ambassadeur, à son Audience, ne parut que prosterné. Il dit que„ la haute réputation de Sa Majesté avoit obligé son Maître de Penvoïer„ vers Elle pour lui faire offre de ses terres , de ses ports, & de tout„ ce qui étoit en son pouvoir ; s’estimant heureux de faire Alliance avec„ un aussi grand & aussi puissant Prince que 1 Empereur des FrançoisL’Auteur des Fastes de la Maison de Bourbon, attentif à ne rien

omettre de ce qui pouvoit les illustrer & les grossir, n’a point parlé dc

cette Ambassade. Elle est pourtant sûre ; du-moins Gui-Patin en parleTom. 2 .$ag, a insi. „ On parle aujourd’hui, douze décembre, d’un Ambassadeur dess?;- „ Indes qui vient saluer nôtre Roi, comme le premier & le plus grand

„ Roi de l’Europe. On croit que c’est pour établir quelque Commerce„ en ce païs-là, malgré les Hollandois, qui ont tâché de l’empêcher & de„ le prendre pour eux-mêmes

Fastes de Au-lieu de ce fait vrai, il en place un autre qui est fort équivoque.

Louis qua- La prudence du Roi, dit-il, calme , le 30. août, les mouvement des Hugue-torze ctiti- mts à Çévennes. Voici le fait. II étoit arrivé quelques troubles dans leWJiôire de Vivarez, pour des raisons qui ne regardoient point-du-tout la Religion;l’Edit de le peuple de ce païs s’étoit soulevé contre ceux qui levoient de nouveaux

Nantes, tom. impôts. Un nommé Roure se mit à la tête des mutins, & fût bien-tôt

4. pag. 184- a (p cz fort pour causer quelque inquiétude; mais n’aïant à fa fuite quedes gens de néant, ces révoltés furent bien-vîte dissipés; lubmême fûtpris & exécuté à Montpellier. Les Réformés n’eurent pas plus de partà cette émotion que les Catholiques ; ni Villes, ni Consistoires ne sedéclarèrent; au-contraire ceux d’Alais fe distinguèrent par leur fidélité.La sédition fût grande dans cette Ville, & quelques-uns des principauxbourgeois qui voulurent s’y opposer furent mis en pièces par la popula-ce. Pendant le cours de cette mutinerie, les séditieux s’affemblèrentau son des cloches des Eglises Catholiques, & les Prêtres les laissèrentfaire. Les Réformés gardèrent leur Temple & ne voulurent point queleur cloche' servit à cet usage ; ils aidèrent de tout leur pouvoir à répri-mer le peuple , & l’Intendant fût si satisfait de leur bonne conduite,qu’il les en loua publiquement. Ceci a-t’il du rapport à ce que disentles Fastes ? Pourquoi mettre fur le compte des Huguenots une sédition,à laquelle ils eurent moins de part que les Catholiques ?

On continue Selon la maxime établie par le Cardinal de Richelieu , on inquiétad’inquiéter ce tte année les Réformés en diverses manières. On leur ôta plusieurs deles Refor- ^urs Temples ; on les priva en plusieurs endroits des Charges politiques;

'ibid. on défendit à leurs Maîtres d’Ecole d’enscigner autre chose qu’à lire , à

écrire & l’Arithemétique. Le Clergé toujours attentif aux moïens deleur nuire , travailloit depuis long-tems à leur ôter les facultés qu’ils avoientde faire subsister leurs Eglises. II tâchoit de rendre suspectes à la Courleurs impositions & leurs collectes, & vouloit faire croire qu’il se le-

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