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Tome troisieme.
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D E L O U I 8 XIV. L IV. XXXII. z S?

soit jamais; que toújours elle redemanderait ce qu’on lui avoir ôté & —■—qu’on étoit obligé en conscience de lui rendre. i€jq.

Il fallut auffi essuïer la visite de la Reine, qui s’étoit si-fort déchaînée Montpcnjhr,contre ce mariage, & celle de Monsieur, qui triomphoit de s’être van- tonu 6 -gé du refus qu’on avoit fait de Pépoufer. Ce Prince ne lui parla que de I?I ’parfums. Les discours furent un autre sujet de peine; on blâma le des-sein de ce mariage, & les personnes mêmes qui avoient le plus cédéà Pamour, le firent avec moins de ménagement.

Cette affaire fit un grand éclat. On persuada su Roi qu’il devoit Le Roi écritinstruire PEurope des motifs de fa conduite ; il le fit par une espèce de circulaire^ 6Lettre circulaire, qui fût envoïée dans toutes les Cours & répandue dans le p0 ur se jus-public. C’étoit pourtant une affaire de famille, dont les Etrangers de- tifier.voient peu s’embaraífer. Cette Lettre contenoit peut-être les raisons qui l8<5 '

avoient fait agir le Prince ; mais elle n’empêcha pas qu’on ne crût, com-me il étoit vrai, que la jalousie feule, & le dépit secret de voir échapperles grands biens fur quoi on avoit compté , avoient été la source de tou-tes ces intrigues, qui faifoient condamner au Célibat une Princesse, quetoutes les Loix autorifoient à disposer d’elle-même, sur-tout le faisant demanière qui ne pouvoit porter aucun préjudice à l’Etat.

Jamais situation ne fût plus touchante que celle de cette Princesse. Mademoiscl-Elle répandoit des torrens de larmes; elle vouloit mourir, & ne con- ‘^ veutmcm -fentoit de vivre que dans l’espérance qu’on accorderait à sa douleur & ib.pag. 225.à sa soûmiílìon, ce qu’on avoit refusé à son amour & à la justice. Cetteespérance fût vaine, l’Arrêt fût irrévocable.

Quelque sage, quelque modéré que fût le Comte de Lauzun, Son Amantsoit qu’il aimât autant qu’il étoit aimé, soit qu’il fût sensible à la grande est enfermefortune qu’on lui avoit fait perdre, il en conçut un violent chagrin. IIle dissimula quelque tems ; mais bien-tót après il fe brouilla avec sonSouverain, jufqu’à lui remettre toutes fes Charges & casser en fa présenceson Bâton de commandement. II fût arrêté le vingt-cinq novembre dePannée suivante & envolé dans la Citadelle de Pignerol tenir compagnie àl’infortuné Bouquet.

On a prétendu que cette espèce de Roman avoit fini par un Mariage Fin de cettesecret. Mademoiselle de Montpensier avoue que le bruit s’en répandit; ? s P èce dequ’elle ne voulut pas prendre la peine de le démentir ; persuadée qu’elle Koman 'étoit que le Roi ne croirait jamais, que Mr. de Lauzun & elle eussentrien fait contre les ordres qu’il leur avoit donnés. Toutefois il passe pourconstant à la Ville d’Eu , que cette Princesse a eu une fille, qu’on assure .avoir été élevée au Tréport, & y avoir vécu jufqu’en mille septcent vingt-fept ou vingt-huit. On en jugeoit ainsi dans ce pais fur quel-ques traits de ressemblance; mais la médiocrité de la fortune de cette De-moiselle doit faire regarder cette opinion comme un bruit populaire ; àpeine avoit-elle quatre ou cinq cent livres de pension.

A la fin de cette année, on vit en France un Ambassadeur d’un Roi-des Indes. „ La renommée, disent quelques Auteurs, avoit porté si ,, indiens; . „ loin