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HISTOIRE
1671.
•Traité avecl’Erapereur.Corps Diplo-matique ,tmn. 7. Part.1. pag. 154 -Quincy, tom.1. pag. 509.
II. Il s’obligeoit de donner passage aux troupes de Sa Majesté & deses Alliés, se réservant toutefois de le donner, selon les Constitutions del’Empire, à d’autres qui pourroient le lui demander.
III. La France pouvoit acheter dans les Etats du Duc autant de vi-vres & de munitions de guerre qu’il lui en pourroit fournir fans s’in-commoder.
IV. L e Duc s’engageoit de ne donner ni prêter à personne ses trou-pes , ni de permettre aucune levée dans ses Etats au préjudice des intérêtsdu Roi.
V. Dans toutes les occasions qui ne toucheroient point ni l’Empi-re , ni fa Maison, il devoit être toujours prêt k donner des preuves de sonaffection aux intérêts du Roi, pour mériter d'autant plus la bienveillance& la confiance de Sa Majesté. Le Duc se réservoir la fidélité à l’Empereur& k l’Empire sur les choies qui pourroient être conclues & arrêtées parles Etats de l’Empire dans les formes accoutumées ; il lui étoit libred’asillter les Princes de fa Maison , s’ils étoient attaqués.
L a France de son côté promettoit : I. de païer un subside de cinqmille écus par mois pendant que le traité dureroit, & ce subside devoitêtre avancé de deux mois en deux mois.
II. Dans les passages qu’on pourroit demander, on s’obligeoit depaïer ponctuellement, non-seulement les fraix & les dépenses que les trou-pes y pourroient faire ; mais de donner tous les ordres nécessaires pourqu’elles ne causassent aucun dommage ; on consentent même que le Ducfît punir ceux qui se trouveraient coupables.
III. S1 x semaines après en avoir été requis, on s’engageoit d’affister& de protéger le Duc contre tous ceux qui pourroient l’attaquer, oul’inquiéter. On étoit libre de donner ce secours en hommes ou en ar-
ë ;nt ; mais il devoit être proportionné au danger. Faute de-quoi, leuc demeurait libre de pourvoir k la sûreté le mieux qu’il pourroit. Etsi, pour le sujet de cette neutralité , le Duc venoit k perdre ses Etats, entout ou en partie, on promettoit de ne faire ni paix ni trêve avec lesusurpateurs ou possesseurs, fans qu’il fût pleinement & entièrement res-titué dans tout ce qui lui appartenoit légitimement. En toutes les autresoccasions on promettoit d’appuïer puissamment les intérêts du Duc,pour lui donner sujet de s’attacher de plus en plus à ceux de France.
Ce traité ne devoit durer que deux ans. Ce qu’il y a de singulier,c’est qu’en vertu de lès engagemens le Duc devoit fournir deux cens che-vaux & quatre cens hommes de pied aux Membres de la Triple-Alliance,lans que ce secours fût censé être contre la neutralité.
On s’attacha auffi k faire promettre la neutralité k la Maison d’Au-triche. La Cour de Madrid rejetta toutes les propositions que lui en fitle Marquis de Villars ; mais le Chevalier de Gremonville réussit du côtéde l’Empereur ; le traité fût signé k Vienne le premier de novembre , il neconfistoit qu’en quatre Articles.
I. La