DE LOUIS XIV. LIV. XXXII r. 44s
II. De restituer incessamment la Lorraine. „
III. De rendre aussi toutes les Places appartenantes à l’Empire, „qu’il avoit enlevé aux Hollandois ; que st l’Electeur de Brandebourg „refuíoit d’entrer dans ce traité, on mettroit ses Villes en séquestre en- „tre les mains d’un Prince que l’Empereur choisiroit. „
IV. I l s’obligeoit de fournir à la Pologne douze mille hommes & „douze cent mille livres par an afin d’en chasser le Turc. „
^ V. L’E m p e r e u r promettoit de son côté de faire retirer incessam- „ment ses troupes & celles de l’Electeur de Brandebourg. „
VI. Il promettoit encore de ne point se mêler des affaires de la „Hollande «
On fit un traité réel avec le Duc d’Hanover, mais qui n’eût pas plusde suites que le projet, peut-être imaginaire, dont on vient de parler.On ne pouvoit rien faire de plus avantageux que de s’attacher un Prin-ce puissant, dont les Etats étoient enclavés dans ceux des autres Prin-ces & pouvoient les tenir en bride. Après les protestations ordinairesqu’on vouloit maintenir la paix dans l’Empire, que bien loin de l’ébran-ler on donnoit tous ses foins à l’affermir, en prenant des mesurespour empêcher l’oppreffion de ceux qui seroient attaqués; on ajoutoit,que si les Princes qui s’étoient armés vouloient retirer leurs troupes, &ne plus prendre part à la guerre d’Hollande, on retireroit les siennes.Qu’on offroit à l’Electeur de Brandebourg de lui restituer, lorsque lapaix seroit faite avec les Hollandois, les Villes dont on avoit été obli-gé de s’assûrer, ou de les mettre en séquestre entre les mains d’un Prin-ce de l’Empire; & qu’en attendant la paix il joiiiroit des mêmes reve-nus & des mêmes droits dont il joiiissoit loríqu’elles étoient entre lesmains des Hollandois ; mais que si ce Prince persévérait dans í'on des-sein , le Duc d’Hanover s’engageoit d’agir contre lui, auffi-bien que con-tre les autres ennemis de la France & de ses Alliés.
Le Duc devoit lever dix mille hommes afin de protéger ses sujets,contre la ruine dont ils seroient menacés, par les marches & passagescontinuels des troupes, & par les troubles inséparables dune guerre gé-nérale. Le Roi très-Chrêtien devoit fournir la moitié de l’argent né-cessaire pour la levée de ces troupes, & païer pour leur solde trente milleécus par mois, non compris les dix mille que le Duc devoit recevoiren son particulier.
Pour faciliter cette levée, Sa Majesté devoit faire solliciter auprèsdu Roi de Suède, du Duc de Neubourg, des Evêques de Paderborn,de Munster & de l’Electeur de Cologne. S’il étoit attaqué par quelquePuissance supérieure, on devoit lui fournir les secours nécessaires pourla défense de ses Etats. Le Duc étoit dispensé de taire la guerre auxPrinces de fa Maison , supposé même qu’ils s’engageassent dans des inté-rêts contraires à ceux qu’il embrassoit. Dans le besoin il devoit joindreses troupes à celles de France, ou de ses Alliés. S’il s’unissoit à l’Ar-mée Françoise , le Général Hanovrien devoit obéir au Général François,
Kkk 3 le
1672.
Corps Diplo-matique,tmt.7 . Part. i.fag. u 9 .
Traité avecle Duc d’Ha-nover nonexécuté.
Ib, pag. 212.