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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. L I V. X X X I V. 47s

tions fous lesquelles elle l’offroit aux Hoîlandois étaient si dures & si iu-supportables, qu’il valoit mieux pour cette République de s’exposer à tous 1572.

les malheurs de la guerre que de les accepter. Enfin il fe reposoit furla justice de fa Cause, & se fiattoit que les ennemis, qu’une Puissance ja-louse de la Maison d’Autriche lui suscitait en Hongrie, ne l’empêche-roient pas de sauver la liberté de l’Empire.

A u même tems il fit publier une Ordonnance, par laquelle il étoit Bas»age,m».enjoint à tous les Officiers & soldats qui étoient au service de l’Electeur 2. í»g- 444*de Cologne & de l’Evêque de Munster, de s’en retirer & de prendreparti dans ses troupes. Ce Mandement étoit nul, puisque par les Capi-tulations de PEmpire avec l’Empereur il est permis à chaque Prince defaire telle Alliance qu’il juge convenable au bien de ses affaires, pourvuqu’elle ne soit pas contre l’Empire même. Aussi ces Prélats n’y firentpas alors grande attention ; PËvéque de Munster en particulier fit pu-blier un contre-Mandement. II y disoit, que la Déclaration ne venoitpoint de l’Empereur , mais du Duc de Bournonville, & qu’en tout casil sauroit bien préserver ses sujets des maux dont on les menaçoit. IIne parloit si haut que parce que le Vicomte de Turenne étoit encore àportée de le secourir ; dès que P Armée Françoise fût éloignée il changeade langage, & s’accommoda aux volontés de PEmpereur.

L’Es pagne ne tarda pas à suivre P exemple qu’on lui avoit donné. L’EspagneLe quinze d’octobre, le Gouverneur des Païs-Bas Espagnols déclara ^ n [ alt au *guerre à la France, & ce jour-là même il joignit son Armée à celle de jbiÀ.pag.la République. Cette déclaration portoit, que les François, depuis 440.leur entreprise sur les Provinces-Unies, avoient fait la guerre au Roi Ca-tholique lans la lui avoir déclarée ; qu’en allant assiéger Maëstricht ilsétoient entrés en Flandre , y avoient vécu à discrétion , pillé le païs de"Waës, traversé tout le Brabant, menacé Gand & Bruges, couru juf-qu’aux portes de Louvain , investi Bruxelles, exercé des violences, com-mis des cruautés & des sacrilèges qui íè commettaient à peine dans unePlace prise d’aífaut ; que les plaintes qu’on avoit faites des hostilités n’a-voient point été écoutées ; que loin de réparer les désordres, on ne lesavoit pas même excuses. On 11’oublioit pas les infractions faites au traitédes Pyrénées, fur-tout les secours de toute espèce fournis au Roïaumede Portugal.

Tous ces faits étoient vrais & de notoriété publique, si ce n’est lespillages & les violences, qu’on avoit peut - être un peu exagérés.

Comme on n’avoit rien à y répondre , on se contenta de dire dans la Cor Pfdéclaration de guerre qu’on fit aussi publier le vingtième d’octobre, ™fp q a “ e t f° m 'qu’aïant appris que les Espagnols avoient commencé les hostilités, on p ag . 24';. 'ordonnoit à tous ses sujets, vassaux & serviteurs de leur courir-sus, tantpar mer que par terre.

On avoit dû s’attendre à ces démarches de l’Empereur 8 c du Roi Fautes de lad’Espagne. Avoit-on pû croire que la Maison d’Autriche laisseroit périr France,ies Hoîlandois fans les secourir ; que l’Espagne en particulier seroit in-

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