HISTOIRE
1673 -
Embaras duVicomte deXtirenne.Vie de Tn-rerme, tor.t.a. sag, 246.
Ibiâ. fag.248.
Faute du Vi-comte deTu-renne, lafeule qu’onpuisse lui re-procher.
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tament Politique de Colbert, qui seul parle de cet incendie, rapporte,que toute l’Armée voulut que ces Incendiaires euflènt été apoltés parle Marquis de Pouvois, & que ce qui donna lieu à ce soupçon tut, quele Vicomte dit publiquement, que les ennemis du dehors étoient fort àcraindre , mais que ceux du dedans l’étoient bien d’avantage.
C e double malheur l’obligea de se rapprocher de Philipsbourg. IIvint ensuite camper à Miltembourg, où il reçut un renfort de quatre millehommes, que le Comte de Roye lui amena d’Alsace. Montécuculli fitpluíìeurs marches & contremarches pour l’obliger à sortir de la Franco-nie ; mais le Vicomte persista à y rester jusqu’a ce qu’il vit les Allemansengagés dans la Forêt deSpeshardt, & prendre leur route vers la Hol-lande ou vers l'Alsace. Le vingt d’octobre ces derniers se campèrent lelong du Mein, depuis la petite Ville d’Hoëst jusqu’à Mayence, & éta-blirent leur quartier général à Flersheim.
Le Général François qui savoit que les Hollandois avoient moins be-soin de secours depuis leur jonction avec les Espagnols, ne douta pointque Montécuculli ne marchât vers l'Alsace, où tout étoit presque sansdéfense. Brisac étoit mal fortifié, on avoit rasé Colmar , Selestadt,Landau, Bêfort & Haguenau ; il étoit aisé de pénétrer dans la Lorrai-ne & dans la Champagne. 11 porta donc fa principale attention du cô-té de l’Alsace, & observa de près Montécuculli, qui ne penfoit qu’àlui dérober quelque marche. Ce Général fit faire un pont de bateaux àWeissenau au-dessus de Mayence ; ses troupes y passèrent feignant demarcher vers l’Alsace par le païs d’Oppenheim, Linange & híeustadt.Le Vicomte instruit de ces mouvemens quitta son poste d’Altembourg,s’approcha du Necker, le passa le vingt-cinq à Ladenbourg, & dé-tacha cinq cent chevaux qui passèrent le Rhin à Oppenheim pour obser-ver la marche des Impériaux. Montécuculli, qui n’avoit fait ces diffé-rentes manœuvres que pour persuader qu’il en vouloit à l’Alsace, em-barqua sur le Rhin son infanterie, fit repasser ce fleuve à sa cavalerie& défila par la Wétéravie. Turenne de son coté vint camper à Lachenprès de Neustadt, & alla gagner Creutsnach , en traversant le Palatinatpour se rendre dans le païs de Trêves par le Hondsruck. II auroit in-failliblement fermé le chemin à l’Armée Impériale , si l’Electeur de Trê-ves n’avoit livré ses ponts. Cette Armée , après avoir passé le Rhin & laMoselle , joignit près de Coblentz le Prince d’Orange, qui étoit venuà fa rencontre.
Cette jonction de Montécuculli avec les troupes de Hollande &d’Espagne ne se seroit point faite, s’il n’avoit pas enlevé le convoi de painqui sortoit de ’Wirtsbourg pour l’Armée Françoise ; car il est certainqu’il n’étoit pas en état de la forcer d’abandonner la Franconie, & qu’ilne l’auroit pas laissée au-milieu de l’Allemagne & dans le voisinage desPaïs héréditaires de l’Empereur fans l’observer de près. Si le Vicomtede Turenne, à qui il étoit d’une conséquence infinie de tirer sûrementson pain de Wirtsbourg n’aïant point de farines que celles qui étoient à
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