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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXXIV. 479

Philipsbourg , n’avoit pas eu trop de confiance en ce Prince Allemand, "»« , »>qu’il savoit être vivement sollicité de lui manquer de parole, & s’il eût eu 1673.aux portes de cette Ville un Corps considérable pour recevoir son convoi ;alors Montécuculli ira u roi t pas tenté de l’enlever, puisqu’au sortir il au-roit eu à défiler en présence d’un Corps qui auroit été en bataille. C’estpresque la seule faute qu’on puifise reprocher au Vicomte pendant prèsde quarante ans qu’il a été à la tête des Armées.

Cette jonction tant désirée, & qui devoit être le salut de la Hollan- Les Impé-de, se fit le deux de novembre. Les Armées réunies marchèrent auflì-tôt riaux i oi -pour assiéger Bonn, & firent ce siège avec d’autant plus de tranquillité, Hollandais,que le Vicomte de Turenne, dont en effet l’Armée étoit très foible, eût Bajhage,tom.ordre de ne rien hazarder. Cette Place n’étoit pas en bon état pour les 2. pag. 448.fortifications, mais elle avoit une allez bonne garnison , quatre-vingt Le ^ a rc,tom 'pièces de canon, des vivres & des munitions en abondance. Le Comte pie deTu-ât Lans’oerghen en étoit Gouverneur pour l’Electeur de Cologne. II renne, ton.2.avoit fous lui deux Officiers François, le Baron de Révision & le Comte P*g- 2 .47-de Gacé , tous deux gens de cœur & d’expérience ; mais ils furent at- 4, ^taqués si vivement, íur-tout par le Prince d’Orange, qu’ils crurent de- Quíncy, tom.voir se rendre le huitième jour de tranchée ouverte. Le Prince de i.pag.iùz.Coudé avoit détaché le Maréchal d’Humières avec sept à huit mille hom-mes pour le secours ; mais il ne pût faire entrer que cent Dragons , &fût obligé de se retirer promptement.

La perte de cette Place, quoique médiocre en elle-même, eût des Us prennentsuites aussi désagréables à la France que favorables aux Hollandois. L’E~ ^ onn ‘ /(?lecteur de Cologne & l’Evêque de Alunites abandonnés aux reffentimens ,^atique,mudes Hollandois & de leurs Alliés , furent bien-tôt obligés d’accepter les 7 . Part! 1.conditions de paix qu’ils voulurent leur imposer. La plûpart des Princes 34?.de l’Empire fe persuadèrent qu’ils pouvoient fans risquer suivre leur in- Tj/^ZTdeclination en se déclarant pour l’Empereur & la République. Ils a voient colbert, pag.cependant devant les yeux de terribles exemples. L’Evêché de Wirts- a8i.bourg avoit été désolé ; le Vicomte de Turenne s’étoit vangé de la tra-hison que l’Evêque lui avoit faite ; la maison de campagne de ce Prélatavoit été pillée, les soldats avoient eu ordre de brûler les meubles pré-tieux dont elle étoit remplie, de crainte qu’il ne les fît racheter fousmain. Tout ceci étoit dur, mais il faut avouer que fou manque deparole méritoit d’être puni avec la dernière rigueur.

Enfin 011 fit par nécessité, & avec danger, ce qu’on auroit dû faire La Hollandeil y avoit long-tems, & ce qu’on auroit fait avec avantage. Le grand ^livrée,nombre d’ennemis qu’on avoit fur les bras, la juste défiance qu’on avoitde ses Alliés, sur-tout de l’Angleterre , fit résoudre à abandonner toutes p ag . â ç0 .les conquêtes de Hollande & à faire revenir les troupes fur les frontiè- Neuville,tom.res de Flandre. Cette démarche, qui prouvoit sensiblement que si on f; P r as ' 2 ! 2 ‘avoit su vaincre on n avoit pas lu conierver les conquêtes, dut coûter 2 ,'p a g. 2 -2.beaucoup , parce qu’elle flétriffoit les lauriers qu’on avoit recueillis & Le clerc,tom.démentoit en quelque forte les Monumens qu’on s’étoit empressé d’éri- î-34<s*

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