et le Commerce. 39
eu soin d’en planter partout, ce n’a étéque pour la beauté de sa venue , & lacommodité de son ombrage. II est vraique quelques traités d’économie ont paruentrevoir le profit qu'on peut tirer du fruitde ces arbres, mais on n’a jamais pu ré-duire en pratique les idées qu’ils nous ontdonnées fur ce sujet.
J’ai découvert, il n’y a pas long-tems,que l’on peut tirer de l’eau de vie & duvinaigre de ces marons, pour peu quel’on donne l’attention convenable aux deuxsortes de fermentations propres à cet effet.Mais le meilleur usage que l’on puisse fairede ce fruit, c’est d’en tirer une espèce decolle très utile à différents métiers. Je pour-rai donner là dessus un mémoire parti-culier.
J’ai suivi cette nouvelle découverte, &en conséquence , je fis publier l’été der-nier , ici à Lausanne, que j’acheterai tousles marons que l’on voudroit m’apporter,lorsqu’ils fer oient dépouillés de leUr pre-mière peau. Ce dernier travail ne devien-droit-il pas une occupation avantageuse &lucrative pour nos enfants & nos vieillards»
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