US E S $ A I SUR LA C H Y M I E
ses, pour peu qu’elle soit mal dirigée»comme le choiera mordus , l’atrophie ,les fièvres lentes, ce qu’on a malheureu-sement éprouvé plus d’une fois, j’ai cons-tamment fait usage de mon remède avecle succès le plus heureux.
Ce qu’il y a de plus affligeant pourThumanité dans cette maladie cruelle, c’estqu’elle se perpétue de génération en gé-nération , comme on sait , dans les fa-mille^, où elle s’est malheureusement in-troduite.
Nous en avons à Lausanne, à Geneve,& dans tout notre pays de Vaud un grandnombre qui en font infectées, soit parmiles grands, soit parmi le peuple, & danstous les ordres de la société. On remar-que même avec douleur que ce tristefléau se répand toujours d’avantage , &
qu’il gagne par les alliances les famillesles plus saines. Combien de fois n’a-t-onpas employé inutilement pour arrêter sesravages, le mercure, la ciguë , la belladonna, le napel, les décoctions d’herbçs,& de divers bois, les onguents, les pom-mades & les emplâtres ?