128 Essai sur la Chymie
ce que la maladie de l’un & de l’autréde ces sujets étoit fort invétérée,l’on en peut conclure qu’à plus forte rai-son , j’ai pu guérir un très grand nombrede malades, dont les symptômes n’étoientpas d’une datte aussi ancienne.
Pour la singularité du fait, je ne puism’empêcher d’alléguer encor l’expériencesuivante. II y a à Ste. Croix balliaged’Yverdun , un jeune homme nomméTimothée Mutrux , d’environ 24 ans ,qui avoit tout le visage couvert d’unecroûte íì épaisse qu’elle atteignoit la hau-teur du né. C’étoit un objet íì hideuxqu’il lui étoit défendu de se montrer enpublic, & quand il Rapprochait de la ta-ble Sacrée, le Pasteur se serrait d’un vaseparticulier pour lui donner la Ste. Cène;qu’on se représente une masse de chairraboteuse, noirâtre, bouffie, ombragée dequelques cheveux en désordre , où l’on.n’appercevoit que trois foibles ouverturespour les deux yeux & la bouche, voilàson visage. A cette horrible extravaíìond’humeurs peccantes, se joígnoient plu-heurs playes fur le reste du corps, les
glandes