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mer ces observations curieuses en y joignantune.foule d’autres pareilles, íur-tout concer-nant des animaux qui ont eu le cerveauen mauvais état, ou même qui s’en fonttrouvés absolument privés (d). Combiend’erreurs donc les Médecins ne commet-tent-ils pas, lorsqu’ils regardent le cerveaucomme le seul siège de certaines maladiesde l’ame & des nerfs ? Jusques ici on a. eubien de la peine à se persuader que ces ma-ladies puisent venir d’ailleurs que de la tê-te , & en particulier du cerveau, les' nerfs yayant leur premiere origine : il eít tout-à-fait naturel de penser que Pâme y résidé ;toutes les apparences font en faveur dece système. C est là dessus qu’on a ima-giné que les maladies que nous venonsde nommer dévoient être traitées par desremedes qui eussent une action immédia-te fur le cerveau ; mais le succès des cé-phaliques n’a pas répondu à ce qu’on s’enétoit promis, & on a employé cette métho-de dans l’épilepsie, les spasmes &générale-
( d) de H A L l E R Comment, in Boerhaavii Prœ-lectiones acad. T. II. p. 607. note a.
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