C Is9 )
Un effet semblable ne peut s’attribuerqu’à la relation qui existe entre l’esprit &l’estomac ; relation qui examinée avecsoin par un habile Médecin répandroit ungrand jour sur la Pathologie. Je n’oserois,cependant pas publier mes observationsfur cette matière, si je ne m’y sentois pasautorisé par l’exemple de plusieurs Mé-decins qui en ont déja fait de pareilles.J’ai pour garant l’immortel Boerhaa-ve, ce Prince des Médecins du sié-cle. „ Je fuis surpris , dit - il, de voir„ les savans soutenir dans leurs écrits„ & dans leurs discours que l’homme„ est le maître d’avoir les idées qu’il„ veut. Les alimens seuls peuvent rendre„ nulle la faculté pensante de leur ame,„ quoique cette ame soit une partie du„ soufle divin ( aura divina particula. )j, Ce Géomètre qui à jeun est venu à„ bout de résoudre les problèmes les plus„ difficiles, trouvera après avoir bien man-„ gé, son esprit appesanti, & il aura de„ l’aísoupissement. Les boissons font uneffet bien plus sensible encore , & il estimpossible qu’un homme plein de vin aie
3 ?