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passons vives & continuées ôtent fur lechamp tout appétit, ce qui prouve bien clai-rement les rapports essentiels qu’il y a entreles affections de l’arne & l’estomac, & en-tre celui-ci & les viscères du bas ventre.Comment, s’il en étoit autrement, l’idéed’une chose dégoûtante pourroit-elle exci-ter des nausées & même des vomissemens ,comme cela arrive lors même qu’on entendraconter à table quelque chose de propreà produire cette sensation désagréable ? Ona beau alors avoir l’estomac en bon état& n’avoir pris que des alimens tout-à-faitlégers & sains, il semble qu’ils soyent Re-venus tout à coup un poison. La mêmechose n’arrive pas moins, quand on a l’es-tomac vuide, & tandis qu’on ne songepoint à manger. Ces nausées produisent cheztoutes les personnes, & en tout tems unecontraction spasmodique de l’estomac, &causent un mouvement opposé à celuides intestins qu’on appelle peristaltique ; cefait avéré me conduit à penser que cet ac-cident ne doit pas être uniquement attribuéà un mouvement violent de toutes les par-ties muículeuses. Par exemple dans la co-