C 18? )
rendant la déglutition douloureuse & mê-me impossible. Mais Rolfinck a déjafait voir la fausseté de cette supposition;& il n’est pas difficile de s'assurer que lespersonnes attaquées de la rage n’ont pointd’infíammation à la gorge, si on fait ré-flexion qu’elles mâchent & avalent très-bien les alimens solides, tandis qu’au con-traire elles éprouvent une difficulté in-surmontable à avaler seulement quelquesgouttes de liquide (a).
D’ailieurs, on ne manque pas d’obser-vations qui font voir que cette aversionne vient pas de l’introduction du veninde ranimai enragé dans les artères & lesveines de l'homme, ni de faction de cepoison sur les nerfs, puisque nombre degens qu’on a vu attaqués de rage spon-tanée en fournissent la preuve ( b ). On a
(a) Rolfinck. Dissert. anat. L. I C. ij. Mar-tin. Lister in Diss. de hydrophob.
(b) Bonnet sepulchr. T. I. I. i. sect. 8- p. 212.Pour l’ordinaire , il ríejì pas prudent de forcer cesmalades à boire. Onsgait du moins , que la Jbif qu’ex-cite la morsure du serpent appelle'Diphs , ejì inextin-guible. Boerhaave. Prœlect. Acad. Yol. YI. p.928.
M 4