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fera bien plutôt en obstacle , parce qu’atilieu de lui donner de la facilité à trouverles remèdes adaptés aux cas qui fe pré-sentent , elle le mettra dans la persuasionqu'il doit s’occuper uniquement des causeséloignées, comme étant les seules sourcesdu mal, & les seules qui sont capables defournir les indications curatives.
Suppoions qu'un Médecin ait conclucomme Boerhaave, dans un cas pa-reil à celui de ce paralytique dont nousavons parlé, & que suivant la doctrine decet Hippocrate moderne, il prétendeque la cause de la paralysie survenue chezce malade après une épilepsie, réside dansle cerveau. Comment s’y prendra-t-il pourle traitement ? 11 cherchera quels peuventêtre les remèdes propres à réparer le dé-sordre inconnu arrivé dans le cerveau decet homme ; mais il ne s’en présentera au-cun à son esprit, & cela faute d’indica-tion. Mais je suppose qu’il se soit déter-miné pour quelque céphalique , ou quel-qu’autre remède destiné à agir sur lesnerfs , & que la cause de la paralysie qu'iltraite, soit comme cela arrive fort souvent,