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maladies de hesprit & des nerfs, & qu'ilne doit , au moins , s’embarrasser que•des causes qui se presentent à lui, entant■ que praticien, & qui exigent visiblementses soins.
Ce n’eíl qu’à une pratique contraire à• ce principe , qu’il faut attribuer la foliequi a dérangé la tête de tant d’épilepti-ques. C’est encore le préjugé que je com-bats , qui est cause que tant d’habiles Mé-decins réussissent si mal dans le traitementde la manie, par ce qu’ils visent tous àraccommoder le cerveau , fans penser àemployer des émétiques, qui opèrent desmerveilles entre les mains de tant de Char-latans. C’est ce système trop subtil, quifait que les remèdes ont de si mauvais suc-cès dans les aliénations d’eíprit de touteespèce, quoique Descartes eut déjadit , que si les maladies de l’esprit étoientsusceptibles de guérison, c’étoit à la Mé-decine qu’il falloit avoir recours.
Mais qu’on quitte ce préjugé, si onveut apprendre à connoítre une nouvelleméthode curative , & des remèdes eísiea-