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Tome second.
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le (a) trésor 5 i les tombeaux de nosrois, à faire des instructions & des ca-téchismes en public, & à revoir les ou-vrages de St. Bernard fur les manus-crits pour rendre service à Dom Clau-de Chantelou qui avoit entrepris unenouvelle édition de ce pere de ('église.Dom Luc d’Achery, qui avôit déjà pu-blié quelques Volumes de son spicilege,se voyant âgé &i d’une santé fort foible,demanda quelqu’un qui put l’aider &£travailler en même temps avec lui auxactes des saints de Tordre de St. Be-noit. On jetta les yeux fur Dom Ma-billon , qui vint à Saint-Germain-des-Prés au mois de Juillet 1664. D. Chan-telou étant mort à la fin du mois deNovembre suivant, on chargea encorele pere Mabillon de mettre la dernieremain à la nouvelle édition de* ouvra-ges de St. Bernard.

Depuis ce temps-là jusqu’à sa mort,Dom Mabillon passa sa vie dans untravail continuel, & enrichit l’église &la république des lettres d’une multi-tude d’ouvrages excellents. L’intérêtde l’église , de Tordre de St. Benoit, de '3 a patrie ik des lettres, fut toujours lebut de ses études. 11 aidoit ses savantsconfrères comme s’il n’eut point étéchargé d’aucun travail, & il travailloità son ouvrage comme s’il n’eut riendonné de son temps pour aider les au-tres. 11 ne perdoit pas un moment, &cse retranchoit les divertifíements lesplus permis. Dans les commencements

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il fe lëvoit ordinairement dès deux heu-res du matin, & continuoit ses étudesjusqu’à l’heure du dîner, sans autre in-terruption que celle de la priere, dela sainte messe & de l’office divin. Lereste de la journée n’étoit pas moinsrempli : il poussoit son application àl’étude quelquefois bien avant dans lanuit, fans vouloir fe donner le moindre-relâche.

II eut beaucoup à souffrir à l’òccaíìoti-des actes des saints de Tordre de St,Benoit. Les PP. Mege & Bastide felaifferent aller à un zele mal entendu r5 c voulurent faire passer le P. Mabilloadans Tëíprit des supérieurs pour unprévaricateur, qui retranchoit un grandnombre de saints que Ton avoit jus-qu’alors attribué à Tordre Bénédictin ,& qui, par-là , en diminuait beaucoupTéclat. Le 16 Décembre 1668 D. Ma-billon écrivit à D. Philippe Bastide,pour lui prouver que Ton avoit euraison de retrancher quelques saintsdans T ABa SanBorum , en les mettantau rang des douteux. Cependant Tas-sasse fut portée au chapitre général,il fallut fe défendre dans les formes.Dom Mabillon le fit avec toute la forceque lui fournissoit son érudition , &Ctoute la confiance que lui infpiroit labonté de fa cause. Et quoi que pussentdire , pour Tébranler, quelques per-sonnes de ses amis, qui voulurent s’en-tremettre dans cette dispute, il ne se dé-partit jamais de ce qu’il devoir à la véri*

(<z) Si l’on s’en rapporte au nouveau Dictionnaire historique portatif , par une socUté de Gens delettres,, D. Mabillotl ayant heureusement pour lui cassé un miroir qu on prétendait avoir appartenu à Vir-gile , il en prit occaston pour quitter cet emploi, qui demandait un homme moins vrai que lui. Ce récit atout l’air d’un conte fait à plaisir. Du moins il n’est appuyé d’aucune preuve. (1) La lettre de D.Mabillon fe trouve au premier tome de ses oeuvres posthumes. Elie est pleine de lageíïe, d’buml-lité &. de modération.