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.su quatre-vingtième. II contient This-toire de Tordre, depuis l’an 1117 juf-qu’à Tan 11 57 inclusivement. La matiè-re de ce volume est trés-intéressante.Le funeste différend qui divisa le sacer-doce & rem pire pendant trente-cinqans fous deux empereurs., le^ schismequi affligea l’église après lamortd’Ho-norius II , l’hérésie des Henriciens &des Pétrobusiens., & les conciles quifurent célébrés , font le sujet de cette.portion de notre histoire. Les papes,les évêques & les grands hommes, quidans ces temps de troubles travaillèrentà procurer la paix 5 c à maintenir la foicatholique, étoient enfants de saint Be-noît. Le fond de ce volume est de DomMabillon ; mais le pere Martene l’aconsidérablement augmenté par des ad-ditions insérées entre deux .crochets.Celles qu’il a données à la fin du der-nier Uvre doivent être regardées com-me des corrections 8i des supplémentspour les cinq premiers volumes. Parmiles foixante-neuf pieces qui servent depreuve a u sixiemetome, il a donné la pré-face , qu’il a mise à la tête du cinquièmetome de fes anecdotes , •& dans laquelleil fait l’histoire -du fameux Abailard.
On voit par le plan que Dom Ma-billon a suivi dans les annales de notreordre, qu’il ne s’est pas borné au sim-ple récit de son origine, de fes progrès& de fes révolutions. Toute l’hlstoire.ecclésiastique s’y trouve en détail, &y paroi t amenée par des liaisons inti-mes. L’histoire civile y a auíîì grandepart par la liaison naturelle des faits ,que fauteur n’auroit pas traités exacte-ment, s’il n’avoit entremêlé quantité
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de particularités curieuses &c d’événe-ments intéressants de cette histoire aveccelle de Tordre Bénédictin. » On voit>1 dans cette derniere, avec autant de» plaisir que d’édification , une société» que la solitude grolîît, & que les pér-il séditions rendent florissante. On s’in-11 téreffe en apprenant que les habitantsw des premiers monastères préfèrent in-11 sensiblement la réglé de cette nou-i> velle société à celle que d’autres saints11 leur avoient prescrites. On y admi-» re les desseins de la providence, qui11 permet que les biens &í les honneurs» de la terre aillent chercher ces soli->1 taires jusques dans le fònd.de leur dé-11 serts, pour les donner en spectacle à11 tout le monde chrétien. Enfin, on y11 remarque avec surprise que les relâ-h chements même dont Tordre n’a pu» se garantir, pendant le cours de tant» de íìecle, n’ont servi qu’à en affer-» mir la sainteté, en donnant lieu à den ferventes réformes, qui ont toujours
fait revivre avec plus de vigueur Le11 premier esprit de Tinstitution «. Lesannales de Tordre de saint Benoît ontété réimprimées ,à Lucques , avec desadditions considérables.
34. Après la mort de Dom Mabillon »on trouva dans fes papiers des observa-tions fur le célébré verset de la premiè-re épître de saint Jean, Tres Junt qui. t&,c. une dissertation sur la canonisationdes saints, & des réflexions fur Tordrede saint Lazare. Les écrits n’ont pointété imprimés.
35. Parmi les lettres de M. Bocquil-lot, on en voit une de Dom Mabillon;& à la fuite d’une lettre de siì. Bocquii-
(<*) De Boze, hist. de l’acad., tom. I, p?g. 365.
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