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Tome second.
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Richenou, au diocèse de Constance ;qu’il fut d’une érudition vaste Sc diver-sifiée ; qu’il professa les mathématiquesen cette université, depuis 1664 juf-qu’en 1671 , qu’il mourut à Vienne enAutriche. II a laissé des mémoires con-tre l’union illégale de son abbaye àl’évêché de Constance.

Maran , de la congrégation de St.Maur. Dom Prudent Maran , né àSézanne en Brie, d’une très-honnête fa-mille , le 14 Octobre 1683 , fit professiondans l’abbaye de St. Baron de Meaux le30 Janvier 1703 , Sc mourut en la mai-son des Blancs - manteaux de Paris ,le 2 Avril 1762., après avoir toujoursfait les délices de ceux avec qui il vi-voit, par son caractère ; l’édisication dupublic, par fa vertu ; 6c l’honneur de facongrégation par ses ouvrages. En voi-,.ci le catalogue : i°. Dom Maran pu-blia en 172.0 sédition de St. Cyrille deJérusalem, par Dom Toutté, 6c mit àla tête un éloge historique du savantéditeur, mort en 1718 : 2 0 . Dissertationsfur les Semiariens , dans laquelle on défendla nouvelle édition de St. Cyrille de Jéru-salem , contre les auteurs des mémoires deTrévoux. A Paris 1722 , in-r a : 3 2. il acontinué Lc achevé la belle édition desoeuvres de St. Cyprien,interrompue parla mort de M. Baluze, arrivée en 1718.A Paris in-fol. en 1726:4°., il publiaen 1730,1e 3e volume des œuvres de St.Basile, contenant les lettres : 5 0 ,, sédi-tion des œuvres de St. Justin, Lee. A Parisin-fol. , 1742 : 6®. Divinitas Domininos ri Jefu-Chrijli manifesta in feripturis 6»traditione , 8cc. A Paris, in.folio, 1746 :7 0 . la divinité de notre Seigneur-Jefus-Christ prouvée contre les hérétiques Lcles déistes , Scc. A Paris, 3 vol. in-12,4751:8?., la doctrine de l’écnture Lc

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des peres fur les guérisons miracu-leuses. A Paris , 1754, in-12. 9 0 . :Dom Prudent Maran avoit, plusieursannées auparavant , composé en latinun ouvrage fur les miracles , où ilprouvoit que ce don du saint Esprit nefe trouvant que dans l’églife catholique,les protestants étoient dans l’obligationde rentrer dans son sein. Le manuscritfut envoyé en Hollande pour être im-primé ; mais il s’égara, Sc jamais on n’apu en avoir de nouvelles : io°. Lesgrandeurs de Jésus - Christ & la défense defa divinité , contre Hardouin & Berruyer.A Paris, in-12, 1759. Enfin, il avoitcommencé divers autres ouvrages quela mort l’a empêché de finir.

Marbodus, évêque de Rennes. Mat»-'bodus jouit de beaucoup de réputationfur la fin de l’onzieme siécle , Sc aucomencement du douzième. Aprèsavoir été chanoine , écolâtre, Sc archi-diacre d’Angers, Urbain II l’éleva à ladignité d’évêque de Rennes en Breta-gne. Il fut sacré au concile de Toursen 1096 , gouverna son diocèse l’efpaced’environ vingt-huit ans, de la maniéréla plus édifiante. Sentant fa fin appro-cher , & ne voulant plus penser qu’à sonpropre salut, il demanda l’habit de St. Be-noît , Sc en professa la réglé en l’abbayede St. Aubin d’Angers. Sa mort arrivale 2 Septembre 1123. II a mérité unrang distingué parmi les auteurs de sontemps, pour avoir composé des hym-nes fur la Madelaine. Trois prièresadressées à Dieu, Sc une à la saintevierge. Des épigrammes Sc des letrresen vers. Plusieurs poésies morales ; unepiece fur le naufrage de Jonas ; une au-tre fur le martyre des Machabées ; la re-lation en vers du martyre de disserentssaints ; la vie de saint Maurille , évêque

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