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Tome second.
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d*Angers, également en vers ; soixantepieces de poéíìe fur les pierres précieu-ses, & semblables sujets; dix autres,dont la premiere est fur la maniéréd’écrire , la seconde fur le temps, latroisième fur réternité , la quatrièmecontre les femmes débauchées , la cin-quième à la louange des femmes ver-tueuses, la sixième fur la vieillesse, lafeptieme contre ceux qui croient queles astres ont une influence fur les hom-mes , la huitième contre la volupté , laneuvième fur la véritable amitié, ladixieme fur les avantages de la mort scde la résurrection.

Outre ces écrits, on lui attribue septlettres , dont la seconde est adresséeà Robert d’Arbrissel ; mais D. Jeande la Mainferme prétend, comme nousl’avons vu en son article, qu’elle n’estpas de Marbodus. Dom Mabillon lefait auteur de la vie de St. Robert,fondateur de l’abbaye de la Chaife-Dieu en Auvergne, de l’épitaphe deGeoffroy de Meduana, qui avoit quittéî’évêché d’Angers pour fe retirer àCluny, & de l’éloge en vers de Milon,qui, de moine de Saint-Aubin d’An-gers, fut créé cardinal & évêque deFrescati, par Urbain II. Enfin, Sige-bert de Gemblours ajoute qu’il a com-posé un commentaire sur le cantiquedes cantiques,,la vie de St. Lezin , &celle du B. Gauthier, abbé d’Ectrep, &chanoine-régulier.

La plupart des ouvrages de Marbo-dus furent imprimés à Rennes , en 1 514.Dom Beaugendre, de la congrégationde Saint Maur, en a donné une nou-velle édition qui parut, in-folio,,à Pa-ris, en 1708, avec les œuvres d’Hil-debert, archevêque de Tours. Ses, poé-sies ne font pas d’un style bien poéti-;

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que, mais les pensées en font justes &solides. Quant à fes lettres, elles fontbien écrites ÔC remplies de bons prin-cipes ; les passages, tant de l’écritureque des peres, y font très-bien appli-qués. Ulger, évêque d’Angers, a com-posé , en vers , l’éloge de ce grandhomme.

Marc , moine du Mont-CaJJìn , sur-nommé U poète. L’on compte ce reli-gieux pour le premier écrivain de l’or-dre de St. Benoit, Ô£ c’est avec justice,s’il est vrai, comme le dit Paul War-nefride, qu’il fut disciple de ce saint,& qu’il en écrivit la vie en vers : vieque Dom Mabillon dit n’être pas mé-prisable. Sigebert de Gemblours en par-lé . On la croyois perdue, mais elle aété trouvée dans le 16 siecle en l’ab-baye de Padolirone au diocèse de Man-toue , &í imprimée à Rome en 1592,dans le troisième tome des poésies deDom Profper Martinengo, de la con-grégation du Mont - Casiin. ArnouldWion assure que Marc a encore com-posé d’autres opuscules , confiés â lapresse, in-8. , à Paris, en 1563. Quoiqu’il en soit, sa vie de St. Benoit n’estpas la même que celle que nous avonspar le Pape St. Grégoire le grand ; ellesfont tout- à -fait différentes , & nulle-ment copiées l’une fur l’autre. On lesurnomme communément Marc.lt poè-te. II vivoit au 6e. siecle.

Marc de Bresce , de la congréga -tìon du Mont-CaJJìn. Cet auteur pro-nonça fes vœux à l’abbaye de Sainte-Euphémie de Bresce, fa patrie, le irNovembre 1585. Né avec beaucoupde talents, qu’il fut faire fructifier, ildevint un personnage distingué. On ledéputa au concile de Trente, & il setrouva à la 13, session en laquelle ib