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Tome second.
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Lorsque Dom Martene & Durandcommencerent de le mettre sous lapresse en 17x4, ils se proposèrent dele faire suivre d’une nouvelle éditiondes anciennes leçons de Canisius, duípicilege de Dom Luc d’Achery, desanalectes de Dom Jean Mabillon, &des mélanges de M. Baluze, revue furdes manuscrits, avec des avertissementsà la tête de tous les auteurs qui doi-vent être distribués dans un nouvelordre. Mais les occupations dont ilsfurent chargés dans la fuite, les obli-gèrent d’abandonner ce dessein.

10. La relation de leurs voyages sui-vit de près, ou plutôt accompagnaleur trésor d’anecdotes. Elle parut fousce titre : Voyant littéraire de deux reli-gieux Bénédictins de La congrégation deSaint- Maur , où P on trouvera ; 1°. quan-tité de pieces , <Tinscriptions & d'épita-phes , servant à éclaircir l'hifioirt , lesgénéalogies des anciennes familles; 2 V .plusieurs usages des églises cathédrales 6*des monajìeres , touchant la discipline frt histoire des églises des Gaules; 3 e . lesfondations des monajìeres , & une infinitéde recherches curieuses & intéressantes ,qu Us ont faites dans prés de cent évêchésfr huit cent abbayes qu ils ont parcouru.Ouvrage enrichi de figures. A Paris , chezFlorentin Delaulne, Hilaire Foucault,&c. 1717, Ì11-4. Ce livre est divisé endeux parties, dont la premiere est pré-cédée d’une préface, où l’on prouve

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que les Bénédictins qui font professiond’une retraite . très-particuliere , peu-vent en certain cas entreprendre desvoyages, même assez longs ». L’an-» tiquité, disent les auteurs, nous four- -»» nit plusieurs illustres personnages de» cette profession, qui n’ont point fait» difficultés d’en faire de fort grands,

» les uns pour s’inctruire des devoirs» de leur état, les autres pour se per-» sectionner dans les sciences ; ceux- ci» pour satisfaire à leur dévotion , ceux--là pour les nécessités de leur nionas-» tere» & même pour les affaires de» l’églife ÔC de l’état «,

Les voyages des PP. Martene & Du-rand n’ont été entrepris que par obéis-sance, &C pour rendre service à l’é-glise. Ces pieux voyageurs n’ont ja-mais perdu de vue leur sainte réglé ,observant fabstinence la plus févere.Les travaux de l’étude , & les fatiguesde leurs courses ont été pour eux unsplus rigoureuse pénitence que cellequ’ils ont faite dans le cloître avant Scdepuis leurs voyages. En un mot, ilsont porté l’édification S 1 la bonneodeur de Jefus-Christ dans tous leslieux où ils ont été. («).

Ils rapportent dans leur itinéraireun fait singulier : » Etant à la biblio-*> theque des peres minimes de Dijon,

» celui qui la leur faisoit voir leur mon*

» tra quelques traités de théologie po-rt suive, par le cardinal Augustinus

ides lettres , an. 17x4, tom. VI,pag. 362; Journaux de Leipsig , 1718,pag. 481, 487, & l’abbéLanglet, dans son Catalogue des auteurs de droit canon, h la fin des libertés de 1 ‘église gallicane ,en -deux volumes in-4, pag. 197, où il dit que Dom Martene est très-versé dans les antiquités mo-nastiques & ecclésiastiques. On peut voir encore VHistoire critique de la république des lettres ; par,M. Masson, tom. VIII, pag. 404. Le pere de Montfaucon, dans une lettre à Fauteur de cejournal, dit que le recueil du pere Martene vaut encore mieux que celui de Dom Luc d’Achery.{a) Pag. 147.