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Tome second.
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» Orégius, duquel il prétend que' k P.n Petau a tiré ses dogmes théologi-» ques, dans lesquels il a mis tout au» long les passages des peres , des con-» cites Sc des auteurs ecclésiastiques,h que ce cardinal s’étoit contenté d’in-» diquer dans les marges de son ou->» vrage «. Pour vérifier le fait, DomJean Magnin , homme d’esprit, copiasur le manuscrit d’Orégius quatre pagesde son écriture-, Sc les retrouva dansle P. Petau, On dit que le manuscritgardé clpez les minimes de Dijon , adisparu depuis. Quoi qu’il en soir , lepere François Oudin, jésuite, a vive-ment combattu le récit de Dom Maç-tene dans le mémoire concernant íéstraités théologiques du cardinal Au-gustin Orégius , oii l’on examine fi lepere Petau en a tiré ses dogmes. Ontrouve ce mémoire dans le journal dessavants du mois de Mai ty 19 , éditionde Hollande.

11. Au chapitre général de 1717,sélection d u P. de PHostallerie poursupérieur-général parla voied’un com-promissaire unique , avoit mécontentéquelques supérieurs. Ils firent dresserune consultation par cinq docteurs deSorbonne, Sc par quatre avocats, quidéclarèrent sélection nulle. Dom Mar-tene réfuta cette consultation par unécrit très-savant, intitulé : Mémoirepour faire voir que les ilecìions du supé -rieur-général faites par compromis , nefont pas contraires aux usages du royau-me. Ce mémoire intéressant est rap-porté dans le III tome de l’histoire manus-crite de la congrégation de Saint-Maur.

ii. La même année 1717 , M. lechancelier d’Aguesseau ayant à coeurla nouvelle édition des historiens deFrance, que Dom Maur Audren lui

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avoit proposée, fit inviter les pèresMartene & Durand à une conférencequi devoir se tenir à ce sujet en fa pré-sence, Sl à laquelle se trouvèrent M.Baluze, l’abbé Renaudot, M. de Lau-riere, l’abbé Couet, le pere le Long,Sc plusieurs autres savants. M. le chan-celier proposa le dessein à l’asscinblée,qui fut d’avis de recommencer Sc decontinuer la collection de Duchesne.Dom Martene lut chargé de dresser leplán de ce grand ouvrage. II obéit ; sontravail fut lu & applaudi dans une au-tre assemblée , & M. le chancelier luidonna le soin de la nouvelle édition.Mais après quelques légers commence-ments , ce grand projet fut interrompupar les changements qui arrivèrent dansle ministère.

Cependant pour seconder les inten-tions de M. le chancelier, les supé-rieurs jugèrent qu’il étoit nécessaire defaire un voyage dans les Pays-Bas Scen Allemagne , pour y chercher les mo-numents qui pouvoient entrer dans lacollection des historiens de France. D.Edmond Martene Sc Dom Uríin Du-rand partirent le 30 Mai 1718. Tousleurs voyages, si utiles au public, ontété faits aux dépens de la congrégation.Ils pénétrèrent jusqu’à l’abbaye de Cor-vé ou Corbie en Saxe, d’où ils desi-roient d’aller à Fui de ; mais il falloktraverser un pays habité par les calvi-nistes ; &, par conséquent, prendre deahabits séculiers. Leur attachement à ce-lui de la religion ne leur permit pascette métamorphose. Ils firent une lìample récolte, tant en monuments d’hifiloirs, qu'en différentes sortes d’ou-vrages, qu’iîs se trouvèrent peu d’an-nées après en état de donner une col-lection immense.