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plus habiles docteurs en théologie & estdroit canon, & les lupérieurs des autresordres les plus en réputation , qui tous,fans exception, les approuvèrent. Ellesfurent très - estimées, tant en Franceque dans les pays étrangers. Le cardi-nal Zona, st recommandable par sesOuvrages de piété &C fa profonde éru-dition , les trouvoit st belles 8í st pleinesde l’eíprit de Dieu , qu’il vouloit lesfaire recevoir dans tous les monastèresd’Italie. En 1682 , trois faux freres quivoúloient perdre la congrégation , s’é-tant plaints en cour de ces mêmes cons-titutions , le roi Louis XIV ordonnaà M. Cheron , official de Paris , de lesexaminer. II le fit avec toute l’exacti-îude possible ; & lorfqu’il en renditcompte à M. de Seignelay , ministred’état, il lui dit : » Monseigneur, les-r constitutions de la congrégation de»» Saint Maur font comme elles doiventêtre, & st elles n’étoient pas telles ,» il les faudroit faire comme elles font«.
Voici l’origine ôi le progrès de cecode bénédictin : les premiers peres deSaint Maur , tous François de nation,a voient été obligés d’aller en Lorraine,pour prendre le véritable esprit de St.Benoit, dans le monastère de Saint-Vannes , d’où ils furent renvoyés enFrance, par leurs supérieurs , pour ré-former les monastères de ce royaume.Ils en rapportèrent les constitutions deSaint-Vannes Sc du Mont-Cassin , pourleur servir de guides dans leur sainteentreprise. Mais ils ne tarderent pas às’appercevoir que ce régime, qui pou-voit être bon pour ceux qui l’avoientadopté , renfermoit de grands incon-vénients Sc beaucoup de difficultés. D.Maur Dupont, élu président ou supé-rieur-général au chapitre de 1627, eiv
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fut si frappé, qu’il conçut le dessein dsfaire de nouvelles constitutions. 11 feretira pour cet esset, avec quelques au-tres supérieurs, à Noaillé, où ils ytravaillèrent , Sc envoyerent leur ou-vrage dans les monastères , pour lefaire lire & approuver par les religieux.Mais le chapitre de 1630 , où Dom Ta-risse fut élu fupérieur-général, nomma-des commissaires pour y travailler denouveau. On composa les constitutionsfur ce qui avoit été pratiqué dans lacongrégation depuis plus de douze ans.Dom Athanafe de Mongin, dont lasainteté étoif reconnue, les revit & lesretoucha par ordre du chapitre généralde 1633. Celui de 1639 chargea descommissaires d’y faire des remarques,Lc nomma Dom Tarisse avec trois autrespour les revoir & les corriger. Le cha-pitre de 1642 lui donna commission derédiger ces constitutions dans un meil-leur ordre, Sc de les faire imprimer. Ledécret approbatif de ce chapitre fut con-firmé dans celui de 1645, tant par lesdéfiniteurs que par les députés. DomTarisse n’a donc d’autre part à cet ou-vrage que d’avoir pris foin de lui don-ner toute la perfection dont il étoit sus-ceptible.
Ce révérend pere a concouru de lamême maniéré à sédition des déclara-tions de la congrégation de Saint-Maur,fur la réglé de Saint Benoit. Le chapi-tre général de 1645, les approuva denouveau , Sc ordonna au pere généralde les faire imprimer au plutôt, fousle titre de Declarauones in regulam S. P.N. Benedicli. 11 y en a eu au moins deuxéditions depuis celle de 1645. Ces dé-clarations forment l’institut des Béné-dictins ■ réformés de la congrégation'de Saint Maur, dans laquelle ils ont