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Cajjìn. Dom Honoré Thoto prononçaíes vœux en l’abbaye de Cave, con-grégation du Mont-Caíîìn, ie io Juil-let 1609. II étoit dès-iors habile phi-losophe Sc bon médecin. En conséquen-ce, il fut de suite envoyé à Rome, oùil se distingua par ses écrits comme parses paroles Sc ses actions. II finit sesjours vers 1668. On a de lui trois vo-lumes in-4, de commentaires fur Aris-tote , publiés à Naples en 1636, & dé-diés à Philippe IV, roi d’Ef'pagne. Ilsfont intitulés : Arijìoteìis stnj'tts recon-diti paraphrajìs , explanatìo , coordlnaúo ,summiqut ejits artificii dehclio. Dans lepremier, il prouve qu’Aristote a ensei-gné l’existence de Dieu Sc l’iromorta-lité de Famé. Outre cet ouvrage , il alaissé un cours de philosophie ; un traitéde la primauté de St. Pierre; un ca-rême entier ; un abrégé de la chroni-que de Cave ; des commentaires furles proverbes de Salomon Sc fur l’ec-clésiaste, dédiés à Grégoire XV : 1 etout resté manuscrit, est conservé aumonastère de Cave ; enfin, il a confiéà la presse les actes d’un synode assem-blé au Mont-Cassm par l’abbé D. Sim-plicien Caffarelli, dont il étoit secré-taire, chancelier, examinateur & jugesynodal,
Thuillier , ( Dom Antoine-Vin-cent). Dom Vincent Thuillier, né en1685 , à Couci, au diocèse de Laon ,fit profession dans l’abbaye de Saint-Eaton de Meaux, le 28 Août de l’an1703 , âgé de 19 ans. On conçut de luide grandes espérances tant pour la piétéque pour les sciences. II fut émule de
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Dom Charles de la Rue aux études dephilosophie Sc de théologie, Sc aucours des langues qu’il étudia avec suc-cès. II enseigna ensuite durant long-temps la philosophie Sc la théologiedans l’abbaye de Saint-Germain-desPrés, dont il fut sous-prieur les dernie-res années de fa vie (a) ». II écrivoit» bien en latin Sc en françois, Sc l’on» voitparses ouvrages qu’il avoit cul-» tivé les belles-lettres avec foin. C’é-» toit un homme d’une imagination» vive, Sc il a fait voir par diverses» pieces, qu’il montroit volontiers â ses«amis, qu’il pouvoit réussir dans le» genre satirique ». Dom Denys deSainte-Marthe, supérieur-général, vou-lut l’appliquer à une étude digne d’unreligieux Sc utile àl’église. II lui donnatous les papiers Sc les portes-feuillesdes PP. Mabillon & Ruinart, afin qu’iltravaillât à la continuation des anna-les de Tordre. Mais il remit à un autretemps ou abandonna entièrement l’exé-cution de ce dessein pour composer lesouvrages dont voici la notice :
1,11 annonça dans le journal des sa-vants de 1731 , l’histoire de Polybenouvellement traduite du grec, avecle commentaire du chevalier Folard ,en trois volumes in-folio. Cet ouvragene commença à paroìtre qu’en 1727,en six volumes in-4. A Foccasion de ceprospectus, Dom le Cerf a exercé facritique contre le pere Thuillier » (b).« Nos sages réformateurs, dit-il, ne» pouvoient prévoir qu’un jour un reli-» gieux de notre congrégation , dont» on a conçu défi heureux augures pour
1 (d) Moréri, derniere édition,
pg-174-
(b) Bibliothèque historique des auteurs de la Congrégation,
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