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commuais monajlerii régula , vel ma-jorum cohortantur exempta.
JSlonus humilitatis gradus ejî , filingudm ai loquendum prohibeat mo-nachus : & taciturnitatem habens uf-que ad interrogationem , non loqua~lur , monjìrante Scripturâ : quia ïnmultiloquio non ejfugiespeccatum (a)/6*, quia vir linguojus non dirigeturJuper terram ( b ).
Decimus humilitatis gradus ejl ,fi non fit facilis ac promptus in nsu ,quia scriptum ejl : fiultus in rifuexaltai vocem fuam (c).
Undecimus humilitatis gradus ejl ,fi cùm loquitur monachus , leniter &fine riju , humiliter cum gravitate ,vel pauca verba & rationabilia lo-quatur : & non fit clamojus in voce ,ficut scriptum ejl : sapiens verbis,innotefcitpaucis (d).
Duodecimus humilitatis gradusejl , fi non solùm corde monachus ,jed etiam corpore humilitatem vi-dentibus Je semper indicet, id ejl , inopéré , in oratorio , in horto , in via ,in agro : velubicumque Jedens , ambu-lans , vel flans , inclinato fit Jempercapite , defixis in terram afpeclibus ,reum Je omni horâ de peccatis fuis
E Q L E
naíìere, Sc aux exemples des grandshommes qui l’ont précédé.
Le neuvième degré d’humilité est ,qu’un religieux empêche fa langue deparler, Ôc qu’il garde le lìlence jufqu’àce qu’on lui fasse quelque demande :d’autant que l’écriture sainte témoigneque le péché est inévitable, lorsqu’onparle beaucoup, & qu’un grand parleurne marche point droit, & s’égare dansfa conduite.
Le dixieme degré d’humilité est Jqu’un religieux ne soit point facile &prompt à rire ; car il est écrit que lefou éleve fa voix en riant.
Le onzième degré d’humilité est ,que lorfqu’un religieux parle, il le fassehumblement & avec gravité , douce-ment & fans rire ; qu’il parle bas , enpeu de mots , & avec bon sens, con-formément à ce qui est écrit : Qu’unhomme sage fe fait connoître pour telqu’il est, quoiqu’ii ne dise que peu deparoles.
Le douzième degré d’humilité est ,qu’un religieux ne soit pas seulementhumble dans le cœur, mais qu’il fasseencore toujours paroître son humilitéau dehors à ceux qui le voyent ; cequ’il fera, si étant au travail, en Mora-toire, dans le monastère, dans le jardin,en chemin, à la campagne, ou en quel-que autre lieu que ce soit, assis, mar-chant , ou débout, il a toujours la têtebaissée, les yeux tournés vers la terre ;& que fe considérant toujours comme
Ça ) Prov, io, (í ) Eçcli. z. (c) Eccli. su. (^) Eccli, 20.