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Tome quatrième.
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qui voulut bien te charger de détrom-per le roi. II représenta à sa majestéque les Bénédictins pouvoient posséderles cures qui font dans leurs monastères;qu’il y avoit plusieurs de ces religieuxqui en desservoient dans le royaume ;que lorsqu’il étoit évêque de Ghâlons,il en avoit dans ton diocèse dont il étoittrès-content. Lorfqu’on fut que le roine désapprouvoit pas qu’un Bénédictinde notre congrégation eut cette cure ,Dom Guerrier après s’être fait recevoirlicencier dans l’université de Poitiers ,obtint fans difficulté son Visa de M,l’archevêque de Bordeaux. Le zele aveclequel il s’acquitta de tous ses devoirs,le renouvellement de la paroisse & lesapplaudissements qu’il mérita des gensde bien , prouvèrent à M. de Saint-Mauris, évêque de Saintes, combien ilétoit digne de la charge pastorale.

Le prélat qui lui avoit refusé sonFsa , lui rendit bientôt la justice quilui étoit due, & le regarda comme leplus savant curé de son diocèse. M. lePileur, successeur de M. deSaint-Maurisdans l’évêché de Saintes, donna le 5Janvier 17x41m certificat, oìi il attestéFapplication &c la vigilance de DomGuerrier, & le fruit qu’il fait dans laparoisse, qu’il a composée des débris deFhérésie par ses instructions continuelles.Le prélat fait sentir combien il est im-portant pour la religion que ce zélépasteur continue de conduire le trou-peau qu’il a ramassé. Le pere Guerrierprit tous les moyens que lui suggéroisson amour pour l’église, afin d’engagertous ses paroissiens à s’instruire, & illeur en fournit tous les moyens qui dé-pendoient de lui. 11 avoit un talent ad-mirable pour s’attirer leur confiance &même celle des religionnaires, qui le

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voyoíent avec plaisir venir dans leursmaisons. II s’en convertit un grand nom-bre par ses exhortations. Ceux des pro-testants qui étoient instruits, trouvoienten lui un habile controversiste, qui n’é-toit jamais embarrassé quand il falloitrépondre aux difficultés qu’ils lui pro*poioient. Plusieurs des autres paroisses& des villes voisines désirant connoîtrela vérité, venoient à lui pour s’instruire.MM. les évêques de Saintes, de Poitiers,d’Angoulême, Scieurs vicaires générauxlui en adressoient pour le mêine sujet.

Jamais on ne vit un curé plus chari-table. On est surpris qu’avec si peu derevenu que lui produisoit son casuel,que les supérieurs lui avoient laissépour ses pauvres, il pût soulager au-tant de familles indigentes. II avoit tel-lement la réputation d’être le pere despauvres, que des personnes riches necroyoient pouvoir mieux faire que delui mettre entre les mains leurs aumô-nes. Afin que ces pauvres fussent sou-lagés dans leurs maladies , il établitune société de dames de charité , qu’ilsoutint toujours avec beaucoup de zele.Elle étoit composée des dames les pluspieuses de la ville, qui se réunissaientpour leur donner les secours nécessaires.Cet établissement qui subsiste encore,est d’une très-grande utilité pour toutela ville Si les fauxbourgs de Saint-Jeand’Angély.

M. de la Corée, évêque de Saintes,qui avoit connu Dom Guerrier lors-qu’il n’étoit encore que grand vicaire,n’en parloit qu’avec admiration. II difoitsouvent que ce Bénédictin étoit le plussavant curé qui fut dans son diocèse,& en même temps le plus humble :aussi le consultoit-il en descas difficiles.

La diète annuelle de la congrégation