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Tome quatrième.
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tenue en 1715, nomma Dom Guerrierprieur de l’abbaye de Saint- Jean d’An-gély. Tous les religieux qui compo-soient la communauté, s’estimerent heu-reux d’avoir à leur tête un supérieur,dont ils connoiffoient la charité Se leslumières. II ne mérita pas moins leurconfiance qu’il avoit mérité celle de sesparoissiens. Aussi trouva-1-il le moyende remplir tous ses devoirs envers lesuns Sc les autres. II enrichit le monas-tère de bons livres. Ayant engagé Ma-demoiselle Perrier, niece du célébré M.Paschal, à lui céder ceux de la biblio-thèque de son oncle, il les fit transporterà Saint-Jean d’Angély; mais il envoyales manuscrits au pere général à Paris.II se réíerva le manuscrit des penséesde M. Pascal, parce qu’il en contenoitqui n’avoient pas pu être imprimées. IIenvoya ce recueil à Dom Alaydon ,général de la congrégation, quelquesjours avant fa mort. Afin de ne rienperdre de ce qui venoit de la bibliothè-que de Mademoiselle Perrier , DomGuerrier fir faire des recueils d’une in-finité de brochures ôí de feuilles vo-lantes, Sc autres écrits qui Ce trouvoientparmi les livres. II les fit relier propre-ment , Sc comme la bib'iotheque nepouvoir contenir tous les livres qu’ilavoit ajoutés à ceux du monastère, ilen fit construire une magnifique, enfaisant continuer le corps de logis oùfont les infirmeries.

En 1716, Dom Guerrier fut choisipar M. l’évêque de la Rochelle pourfaire la visite de l’abbaye de l’Apsie enGatine,afin de réformer les abus quis’y étoient introduits. II s’acquitta decette commission avec toute la prudence& la fermeté possibles. II y rétablit lapaix 6c 1e bon ordre parmi les religieux,

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S*étant fait rendre compte du spirituelSc du temporel, il y fit des règlementstrès-sages, qui furent approuvés par M.de la Rochelle, Se produisirent un boaeffet. Depuis ce temps-là cette abbayea été unie au chapitre de l’églife cathé-drale de la Rochelle. Dom Guerrier futappellé dans plusieurs communautés defilles ; M. de la Poipe, évêque de Poi-tiers , i’avoit établi supérieur des reli-gieuses Bénédictines de Niort. II leurdonnoit une retraite de quelques jourschaque année. On le choisit souventpour arbitre des différends qui étoiententre des personnes de la premiere con-sidération dans la province. MM. d’Her-vaux , archevêque de Tours, Sc Drouil-let, évêque de Bayonne, successivementabbés de Saint-Jean d’Angely , l’hono-rerent de toute leur confiance, Sc luidonnerent le titre de grand-vicaire pourla nomination des bénéfices dépendantsde leur abbaye. II ne donna les curesqu’à des ecclésiastiques d’un mérite dis-tingué , Sc choisit pour vicaires de faparoisse des religieux dont il connois-soit la capacité Se les lumières.

Son tendre & sincere attachementpour la congrégation étoit connu. Ilparoît par ses lettres & autres écritsqu’il en avoit une haute idée, ayant eule bonheur de la voir dans ses plus beauxjours, Sc de vivre pendant plus de 2.0»ans dans une communauté aussi édifianteque bien compolée. II étoit estimé &révéré non-feulementdans fa province,mais encore dans toute la congréga-tion. II fut député plusieurs sois a u cha-pitre général, Sc élu définiteur. II s’yfit toujours considérer par fa droiture,Sc son xele pour le bon ordre. II fut éluprésident du chapitre général de 1729,ÔC remplit cc-tte premiere place avec