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l’abbaye de Saint-Allire de Cîermont,le 28 Août 1753.
Hideux ( Dom Etienne ) (s). DomHideux, né à Paris, d’une très-honnêtefamille, se consacra à Dieu par lesvœux solemnels , qu’il prononça à l’âgede 20 ans, dans l’abbaye de Lyre, le!ï 6 Octobre 1690. Dans ses études il eutle bonheur d’avoir pour maître le sa-vant Dom Maffuet, également zélépour la sainte doctrine & pour l’obser-vance régulière. Dom Hideux profitafi bien de ses leçons & de son exemple,qu’il fut choisi pour former les nouveauxproses. II étudia le Grec & l’Hébreu ,& í'e rendit capable des plus grandesentreprises littéraires. II fut d’abord en-gagé par le pere de Sainte - Marthe àcomposer la table des matières de quel-ques ouvrages de St. Grégoire-le-grand.Après la mort de Dom Simon Bonnet,qui se l’étoit associé, il demeura chargéde continuer & de perfectionner l’ou-vrage de ce savant religieux, intitulé:Biblia maxima Patrum , où chaque ver-set de l’ancien & du nouveau Testamentest expliqué parles propres paroles desperes , avec les liaisons , qui formentde ces textes un commentaire perpé-tuel de toute l’Ecriture sainte.
Dom Etienne Hideux appella à sonsecours Dom Jean du Bos, religieux d’unírès-grand mérite. 11 étoit né de parentsnobles à Besancourt , au diocèse deBeauvais. Après avoir fait de bonneshumanités au college de l’abbaye deSaint-Germer , il se donna à la congré-gation à l’âge de seize ans , & fit profes-sion âgé de dix-sept, dans l’abbaye
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de Lyre , le 28 d’Août 1697. Après sesétudes de philosophie ôt de théologie ,& l’année qu’on appelle de rècolleclion ,il fut envoyé à Bonne-nouvelle deRouen , pour apprendre le Grecôi l’Hé*breu fous le pere Guarin , ÔC devint sa-vant dans l’une 6c l’autre langue. Ce futun bonheur pour le pere Hideux de trou-ver un compagnon d’étude tel que D.du Bos. Le premier étoit d’un caractèretout de feu ; le second étoit la douceurmême, & son humilité le r en doit docilecomme un enfant. J’ai été témoin pen-dant 17 ans de leur assiduité au travail,de leur zele pour la régularité, & de leurexactitude à pratiquer jusqu’aux moin-dres observances de !a congrégation.
Selon le plan imprimé de leur ouvra-ge, nos deux savants n’emploient que lespropres paroles des peres, des auteursecclésiastiques & des conciles , pourcomposer leur commentaire, & ces pa-roles des peres se tirent des ouvrages*faits à dessein d’éclaircir récriture, LLde ceux où ils expliquent quelque textepar occasion.
Comme il y a dans les peres une va-riété de sentiments & d’explications,,nos auteurs, pour éviter la confusionqui en naîtroit , les enchaînent de ma-niéré les uns après les autres , par lemoyen de quelques courtes transitions,qu’il n’y a point de lecteur qui ne com-prennent facilement en quoi les peresfont d’accord, & en quoi ils différent.
Ils ne font pas moins attentifs à dis-tinguer avec les anciens les quatre sensqu’on donne communément à l’écriture,le littéral, l’allégorique , le moral Le
(£) Cet article, qui n’avoit été qu'indiqué dans le premier volume, est ici dans toute l’étendúe-:qu’il doit avoir.