i îo H I D
l’anagogique. Quoique par-íoutils don-nent la préférence au sens littéral, ilsne négligent pas les autres. Mais pourne point trop grossir leur ouvrage enrapportant ces différents sens, ils le con-tentent de les indiquer. Par la mêmeraison, quand les explications des pe-res font trop longues, ils font un choix,& ils ne prennent que ce qui est néces-saire pour ^intelligence de récriture.Enfin, quand les anciens s’accordentavec les modernes pour l’intelligencedu texte , ils donnent la préférence ouà l’ancien, ou à celui qui s’explique leplus clairement.
Si nos auteurs rencontrent quelquesversets qui aient échappés à la lumièredes peres , ils ont recours alors aux in-terprètes modernes , & ils s’attachent àceux qui passent pour les plus éclairés.Par ce moyen le lecteur ne trouve rienàdesirerdans ce commentaire.
Leur attention va encore plus loin ,pour qu’on apperçoive du premier coupd'oeil les explications des peres, ils enmettent les sommaires à la marge.
Et comme les peres ont fait usagepour l’ordinaire de la version des Sep-tante , ils ont foin de la mettre après lavulgate, lorfqu’il est nécessaire. Ils neméprisent point non plus les variantesleçons : ils les rapportent aussi commetrès-utiles pour rintelligence du texte.
Ils répondent aussi aux difficultésqu’on fait au sujet du salut d’Adam , &du livre qui porte le nom d’Enoch ;mais de maniéré que, fans ennuyer, ilsn’omettent rien de ce qui peut servir àinstruire.
Si les peres ont besoin d’être expli-qués à leur tour , ils le font ou dansle texte même, ou dans des notes qu’iîsmettent au bas des pages.
H ï D
Delà il est aisé de comprendre la dif-férence qu’il y a entre le commentairede nos deux savants religieux , & cequ’on appelle les chaînes des peres.Dans celles-ci on ne trouve que quel-ques livres de récriture, expliqués parles peres ; au lieu que dans l’ouvragedont il s’agit ici, toute l’Ecriture laintea pour commentaire les ouvrages des pe-res & les conciles , dont nos auteurs onteu connoissance. Ce n’est pas tout, ilss’arrêtent fur chaque verset en particu-lier, &c l’expliquent. S’il y a différentesleçons dans les textes des peres ; ils nemanquent pas de les faire observer ; cequ’on ne trouve point dans les chaînesdes peres.
Ce commentaire a cet avantage, quenon seulement on y apprend le sens del’Ecriture sainte fixé par la tradition ;mais encore les principaux dogmes dela foi catholique. Quand il s’agit de dé-couvrir le sens littéral, nos auteurs fontattentifs à repousser avec force les ten-tatives des hérétiques , pour I’obfcur-cir &C le corrompre. En exposant le sensallégorique, ils donnent un fi grandjour aux figures, fous lesquelles fontcachées la naissance de J. C., fa vie ,fa mort, fa résurrection , l’institutiondes sacrements, qu’il faut être dépour-vu de bon sens pour ne pas fe rendre . 1Par le sens moral, enfin , ils forment lecœur en l’éloignant du vice, & en leportant à la vertu,
Tel est le plan de l’ouvrage auquel nosdeux respectables confrères ont consa-cré leurs jours. Ayant communiqué uneportion de leur travail à M. Dupin, auP. Alexandre, dominicain ; au P. Lamide Moratoire, au P. Calmet, à MM. deLan, d’Arnaudin &C Cuquemelle, doc-teurs de Serbone, ces savants jugèrent
unanis