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Tome quatrième.
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i 3 © J U M

prendre cet ouvrage, est que, dans lamultitude d’auteurs qui ont écrit fur lechant, à peine s’en trouve-t-il un seulqui ait traité tons les points de théorie& de pratique qui le concernent. Aprèsavoir apprécié les travaux des auteurs,tant anciens que modernes, il déclareque son dessein est de faire un recueil detout ce qui fe trouve épars dans leursmeilleurs livres, 6c d’assembler en uncorps tout ce qui peut appartenir à lathéorie & à la pratique du plain chant.

Le P. de Jumilhac divise son ouvrageen plusieurs parties, 6c réduit à sixprincipaux chefs tout ce qui concernele chant. Chaque partie est divisée enplusi urs chapitres. La premiere traitede !a science du chant, & ne contientque p u ou point de pratique; la se-conde traite des sons ou des voix 6c deleurs intervalles; la troisième, du tempsou de la mesure des mêmes sons ; laquatrième, des tons ou modes des pie—ces de chant; la cinquième, de leurscadences, & du temps ou mesure dessi ences ou pauses des mêmes cadences;la sixième, de la pratique ou de la ma-niéré de s’exercer au chant.

L’auteur ajoute deux autres parties ,qui font la septième 6c la huitième, 6cservent de preuves 6c d’éclairciffementsaux points les plus importants du texte

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des six parties précédentes. La huitième6c derniere contiennent tous les exem-ples figurés dont il est fait mention dansPouvrage. Les trois premiers exemplesfont représentés íur des planches gra-vées ; 6c les autres au nombre de 2.0 ,font feulement imprimés fur les pagesdu livre. Notre auteur n’a pas oublié lesdifférentes maniérés, dont on notoit lechant en occident avant que Gui d’Arez-zo, Bénédictin du monastère de Pont* *poli, au duché de Ferrare, eût inventéles lignes r les notes , les lettres ou clefs,le B carre ou le B mol, avec les sylla-bes ut, re, mi, fa , sol, la . Les fré-quents passages de cet ancien moineitalien, cités par Dom Benoit de Jumil-hac , font pris d’un manuscrit du u.siécle, appartenant à l’abbaye de Saint-,Evroult en Normandie.

II y a beaucoup d’art & d’éruditiondans le livre du pere de Jumilhac. Com-me ion nom ne paroît point au frontis-pice , les peres Bouillard 6c le Cerfont avancé qu’il a seulement dirigéPimpreffion de cet ouvrage , & que D.Jacques le Clerc i<í)enestPauteur. Maisleur prétention est combattue par DomMartene, qui, dans l’histoire manus-crite de la congrégation attribue à DomBenoit de Jumilhac la science 6c lapratique du plain-chant.

(<j) Ce religieux, né à Langres, fit profession à Saint - Augustin de Limoges, le 20 AvtjJ

*641, mourut dans l’abbaye de Saint-Pierre de Melun, le 1 Janvier de l’an 1679.