Briefe der Frau von Stahl an Goethe.
7
— ces trois semaines peut etre helas les dernieres que jepasserai de ma vie avec vous je veux les consacrer ä vousentendre, je veux vous voler tout ce qui se vole cela vouslaissera bien riche encor, et revenir en France avec unbutin tout ä fait different de celui que nos generaux yrapportent — adieu vous n’avez pas besoin d’etre aime etje vous aime c’est une preuve de plus de ce que j’ai tou-jours remarque c’est qu’on obtient aisement ce qu’on desirepeu — adieu dictez sans gene votre reponse j’ai de votreecriture que je ne perdrai point. Stae j jg
Soyez sur qu’il n’y a pas un prince a Berlin ni unhomme du rnonde aussi spirituel que notre duc —
Rome ce 20 mars
M clle de geghausen m’ecrit qu’il le pourroit que vousvinssiez en suisse cet ete c’est une teile chimere de plaisirque de vous voir lä que de vous etablir chez nroi que jen’ose m’y fier [? J si cependant vous etes sensible a l’ideede donner des jours heureux a une personne qui en a etedepuis un an bien amerement privee dites vous que moibenjamin et Schlegel nous vous recevrons comme un em-pereur comme notre empereur tres electif et point du touthereditaire, mon fils aussi cependant voudroit que le votrefut de la partie et le 15 de juin je serai ä coppet vous at-tendant, vous esperant et quoiqu’il arrive vous aimant etvous admirant jusqu’ä ma mort —
N. Stael de H
4 -
vienne ce 21 may —
on me dit que vous etes ä carlsbaden, pourrois je meconsoler de ne pas vous voir? Soyez capable de venir üdresde passer quatre jours avec moi, pendant ces quatrejours vous me donnerez de quoi penser et ecrire pour plu-sieurs annees vous me ferez un bien reel et peut etre auxautres en faisant passer quelques unes de vos idees dans