LÏFRE I, CHAPITRE II 5qu’elle ne peut payer qu’avec les richesses que luifournit le travail procìuctit dont elle partage lesfruits. Ainsi la reproduction totale se parcage entreles deux clasiès des cultivateurs & des propriétaires jdont ia dépense réunie sait subsister la troisième ,qui n’existe que par les besoins des deux autres,êc en raison des moyens qu’ils ont de les satis-faire ( 1 ).
( 1 ) II est étonnant combien une vérité auífi simpleque celle de la stérilité absolue des travaux du commerce &de l’industrie, a éprouvé de contradictions. Comme elleest une des bases de la théorie de l’impôt, je crois devoirla développer en peu de mets. On la trouvera discutée 5 cdémontrée plus au.long dans plusieurs Ouvrages , & entreautres , dans celui intitulé : De sinteret social , par rap-port à la valeur , a la circulation , au commerce & à l’in-dustrie. A Paris , chez les frétés Dcbure, 1777.
Les travaux de préparation & de transport sont abso-lument nécessaires ; mais ils n’ajoutent rien à la masse desproductions récoltées : & comme les hommes ne vivent Scne jouissent qu'en consommant, 6c qu’iW ne peuvent con-sommer que les productions de la terre 5 c des eaux , ils’cnsuit que ces productions font la mesure de leurs dé-penses 3 & que plus ils trouvent moyen d'cn augmenterla masse , plus ils ont de quoi dépenser.
Mais, dit-on, pour jouir des productions, les hommesont besoin des travaux du commerce Sc de l’industrie." Celaest vrai ; mais s’etssuit-il qu’on ne puisse distinguer entredeux genres de travaux , dont S’un fait naître les produc-tions , les tire de la terre, les rend existantes de non exis-tantes , Sc l’autrc ne fait que les prép.ltsr ou les transporter ?S'enfuit-il qu’il n’y ait pas une différence physique entre cesdeux travaux , qui autorise à appeiier l'uu productif , ScPoutre non productif? Cette différence n'cst-elLe pas fondéefur ce que le premier travail s’exerce fur un fonds auquelDieu a donné la faculté de produire; au lieu que dans lesecond , ! homme travaille seul, 5 c sur des productions.
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