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Tome Premier
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8 LIVRE I, CHAPITRE II.'c u cion du travail & pour les engrais., & dans lefonds de substance qui doit nourrir les hommesSc les animaux jusqu’â la pfemiere récolte j lesavances annuelles , qui corffistenc dans la dépenseà faire d’une récolte à i’aatre , en subsistances,semences, gages, frais de récolte , &c.

14 0 . Les avances primitives ne se détruisent pastous les ans ; il faut simplement les entretenir 8 cles renouveller. Les avances annuelles se dépen-sent tous les ans ; leur montant forme une reprise

Les ouvriers ne font donc que transporter sur les matièrespremier es , par le moyen de leur travail, la valeur des den-iées q n'ils ont consommées. La grande concurrence qui setrouve entre eux met au rabais le prix de leur travail , Scborne leur salaire à leur subsistance, souvent même tropétroite ; 8c il en est de même des agens subalternes ducommerce.

On dira peut-être que si les artisans ne font que gagnerleur vie , les entrepreneurs des travaux du commerce & deJ’induíhie font de gros bénéfices & s’entichiflenr. Cela estvrai : mais si l'on conclut que ces bénéfices font un accrois-sement de richesses pour une Nation, on est en droit deconclure que lorfqu’un homme gagne le gros lot de la lote-rie , il y a accroissement de richesses pour la Nation. Lesentrepreneurs , outre leurs foins, apportent des capitauxLe des avances dont ils doivent retirer un intérêt propor-tionné : car personne ne fait des avances que dans l'efpé-rance d’un béncsice. Ils auraient pu acquérir des propriétésfoncières qui leur auroient donné un revenu ; & il fautconsidérer que leurs bénéfices doivent leur servir à réparerIcs pertes auxquellcs ils sont exposés. Mais ces bénéficesloue tus hais pour ceux qui les payent; frais qui font tou-jours fournis par la reproduction ; qui ne forment pas dansune Nation un accroillcmcnt, mais un emploi de richesses ;& qu’il est de l’intérét de deux dalles propriétaires de latotalité de la reproduction , de réduire aux frais indispen-sables par la libre concurrence.