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Tome Premier
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LIVRE I y CHAPITRE II. 9sur la récolte précédente , & une avance à fairepour obtenir la récolte suivante.

15 0 . Outre cette reprise des avances annuelles ,il est dû à ^entrepreneur de la culture un intérêtde sa mise en avances primitives, proportionné auxrisques. Cet intérêt n’est pas trop tort à dix pourcent ( 1 ).

16°. II est de fait que la fécondité de la terre&■ le revenu dépendent principalement de l’étatdes avances primitives, c’est-à-dire de la manieradont la culture est montée. Lorsque 1 impuissance& la pauvreté obligent d’épargner sur ce premierfonds, la reproduction n’est plus la même , & lesreprises annuelles, prélevées íur une*rtproductionplus foible , laissent bien moins de produit net.Qu’on ne s’y trompe pas : si dans la culture mé-diocre 6c appauvrie , les avances annuelles paraissent

( 1 ) On a dònné jusqu'ici si peu d’atrention aux calculsde 1 économie rurale, qu’on elt lujet à confondre dans lareproduction les reprises avec le produit net, St que dans lesreprises on ne distingue pas ce qui elì dû à ^entrepreneurcomme avances de culture, ou comme intérêt de son fondsprimitif, ou comme indemnité des impôts Sc des chargesindirectes. Ce n’est cependant, en toute matière, que parle calcul qu’on peut distinguer les objets.

Un entrepreneur de culture arrive fur la terre qu’il aaffermée , avec un fonds d’avances primitives de vingt millelivres: ses avances annuelles sont de quatre mille livres ,la reproduction est de dix mille livres. II faut d’abord qu’ilpréieve les quatre mille livres d’avanccs annuelles qu’il doitrendre à la terre pour obtenir la reproduction suivante.Mais 11 e lui est il donc pas dû un intérêt de (on fonds pri-mitif de vingt mille livres, qu’il auroit pu porter dans toucautre emploi, Sc dont il auroit tiré un bénéfice 1 Cet intérêtne paroìtra pas trop fort à dix pour cent , si l’on considéréque son entreprise est sujette à des risques dont 1e bénéfice