LIVRE I, CHAPITRE II. 17millions d’ouvrage, il en a coûté cent millionspour l’obrenir ( 1 ).
2 5 0 . Puisque touc se réduit à la reproductionestimée à la vente en premiere main* hors de la-quelle tout le reste n’est plus que simple circu-lation &■ partage de fruits, le grand & uniqueobjet dont il. faille, s’occuper, est que la reproduc-tion soit la plus abondante possible, & qu’ellejouisse' de tout son prix naturel , par le moyen dvla liberté entiere.
2ó°. Pour obtenir la fin , il saut pratiquer lesmoyens ; & ils íonr bien simples : car pour par-
( I ) Peut être dira-t-on : La culture exige auflì des fiais ;a cet égard elle eß au pair avec là fabrication : ces fraisfont du même genre , ils conjiftent en confontmation. Sansdoute la culture exige des frais ; mais c'effc. ia tdrre qui Jespaye; ils ne coûtent tien à personne ; ils font lin don de la.nature, Sc les cultivateurs qui les font, en font rembourséspar la reproduction : au lieu que le remboursement des fraisde l'industrie ne naît pas du travail, ni du fonds fur lequelil s’exerce ; car ni Tun ni l autre ne font productifs. Ce rem-bou temenrne peut être fair que par quelqt^nn qui a par-tagé médiatement ou immédiatement les fruits du premiertravail. Cette différence ; pst essentielle. Cependant commatoute entreprise tend au ’ produit net, Sc què ìes proprié-taires n’ont d’autre intérêt que de l’accroître, il est bon entout gente de tendre à la diminution des frais. L'épargnefur ceux de culture laiíse plus de produit libre Sc disponible:celle fur les frais de fabricafon Sc de commerce , diminuantla dépense dans un genre , permet aux propriétaires deren-dreJeur jouissance , si ce font eux qui les paient ,. Sc tend àl'accroiflcment du revenu , en tant qu’iis portent fur lescultivateurs, ou qu’ils influent fut la valeur en premierejpain. .Les débauchés, les canaux, les chemins ne sont siutiles que parce qu'ils diminuent les frais de tianfport & decommerce, & contribuent à augmenter la valeur en pre-miere main , & conséquemment le revenu.
Tome I.
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