i8 LIVRE I , CHAPITRE II.venir a ce bue, le Gouvernement n’a autre choseà faire que de protéger contre route invasion lapropriété mobilière & foncière ; de laisser libreî’emploi des hommes & des richesses ; de n’appor-ter aucun obstacle aux échanges} de permettre auxproductions d atteindre à teute leur valeur natu-relle , par la liberté du commerce au- dedans & audehors, & de la provoquer par la facilité des com-munications ; & fur-tout d’assurer l’immunité desrichesses d’exploitacion, ce dépôt précieux qui estl’instrument indispensable de la reproduction, Scqui répond à la Nation entiere de la renaissancedes richeíîès : ou, pour le dire en deux mots , leGouvernement n’a autre chose à faire que de r ap-pliquer à ne point contredire les lobe de Vordrenaturel & social : car ce font elles qui doivent gou-verner, & les hommes ne peuvent bien adminis-trer qu’autant qu’ils les étudient pour s’y confor-mer , Sc qu’ils y reviennent lorfqu’ils s’en fontécartés.
CHAPITRE III.
Application des principes ci-dejsus à la matiertde l'Impôt .
Z7°. fur-tout dans la matière de l’impôr,
qui a une si grande influence fur toute l’économied’une Nation, qu’il est bien important de ne pass’écarter des loix prescrites par Tordre physique :car si l’abondance & la valeur des productionsdécident de la somme des richesses, il est bien