40 LIVRE I, CHAPITRE V.di-s villes peupla les cités au détriment des cam»pagnes, y entraîna les hommes & les richesses ,priva le territoire du séjour & de la consomma-tion rapprochée des propriétaires, dont la retraiterendit encore la charge plus onéreuse pour ceuxsur lesquels elle restoit à asseoir.
L’impôt fur les consommations & fur le transiedoue les Seigneurs avoient donné l’exempie, achevade completter le patrimoine public. Le défaut delumière & de calcul ne permit pas d en apperce-voir les inconvéniens, & ses avantages apparensséduisirent également le peuple & les Administra'teursj de maniéré que certe ressource, qui ne futd abord qu’un filet imperceptible, devint, avec letemps , la principale mine où l’Etat puisa ses re-venus. La facilité d’imaginer de nouveaux droitsèc d’ajouter aux anciens, l’obscuricé de la percep'tion j les bénéfices que cet impôt procure à lesag :, ns j la malheureuse facilité que cet amas derichesses pécuniaires ouvre au crédit & aux em-prunts, facilité qui dans des temps d’ob.curcilTe-menr fit regarder les fermiers de l’impôt commele soutien de l’Etat; d’un autre côté, la répugnancedes sujets pour tout impôt qui «'annonce par voiede contrainte, l’illuiion qui, en attachant le paie-ment de ces droits à la consommation, lui donneune fausse apparence de liberté,, & confond leurmontant avec le prix nature!; tout semble avoir con-couru à multiplier & étendre ce genre d’impo-si.ion , qui est parvenu à embrasser routes les par-ties de l’administraiion économique, à se mêleravec elles, cie maniéré que sinteret fiscal se ren-contre par-tout, dans les matières même aux-quelles il iembie avoir le moins de rapport } qu’il