LIFRE I, CHAPITRE F. 39Souverain , pour prix de fa fidélité à remplir cedevoir social, la radiation de toute espece de sub-vention , la suppreíììon de toutes les entraves Scde tous les droits dès-lors établis fur le commerce,la jouissance endete & indéfinie de la liberté S; dela propriété , Tordre étoit établi pour toujours ; laNation eût lié à jamais son intéiêt avec celui duSouverain , & sût parvenue a u plus baut dégréde population & de prospérité. Mais qui connois-soic alors ces principes fans lesquels on 11e peutqu’agir au hasard ? Qui auroit pu les faire valoir jSc les opposer à des prétentions ausfi anciennesque la Monarchie , à des prétentions qui subsis-tent encore aujourd’hui, & qui empêchent les deuxpremiers Ordres de Tlt.it de connoître leur devoirSc leur intérêt , 8 c de sentir tout le poids & ledanger des impositions indirectes ?
La taille fut établie. Elle eût pu devenir unimpôt régulier, si elie n'eût porté que fur le pro-duit net de la culture, & d’uue maniéré fixe &proportionnelle. Elle ne s’annonça que comme sub-vention purement personnelle , & par cela mêmearbitraire. On y admit des distinctions qui ache-verent d'en faire un impôt austî fâcheux dans seseffets, qu’impoflible à réformer. On en exemptales deux premiers Ordres de TEtat, qui, flattés d imprivilège attaché à la personne , oublièrent qu’ilsetorenc propriétaires, que 1 impôt qu 011 etabhl-soir sur leurs fermiers retomboit fur eux directe-ment, & que le préjudice que la culture dévoienécessairement reffende d une charge imprévue ,attaquoit ses avances au préjudice de la reproduc»non, & par conséquent du revenu. D’un autrecôté, l’exemntion accordée aux habita n s des granr
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