Buch 
Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
Entstehung
JPEG-Download
 

Eux Ouvrages estimés composent le Uvre (pue je publie fous le titrede Superstitions Anciennes & modernes : le premier , c est le Trai- des Superstitions par. Thiers Docteur en Théologie , im-primé la premiere fois a Paris en 1679. Çf réimprimé dans laméme *ville en i 6 cs]. avec une fuite qui traite des Superstitions mê-lées dans les Sacremens Çf dans les Cérémonies de íEglise. Je pourrai donner cedernier Ouvrage dans la fuite , fi celui-ci , qui traite des Superstitions en gêne-rai , ou plutôt -, fi J ose le dire , des Superstitions prophanés & Payenes, estbien reçu du public, Eautre Ouvrage c est /'Histoire critique des pratiques su-perstitieuses qui ont séduit les peuples & embarrassé les savans. Le Pere leBrun Pretre de POratoire la publia en deux volumes d Paris (ou plutôt d Rouanchez> G. Behours) en 1702. & ne jugea pas d propos L y mettre son nom. Cet-te méme Histoire vient Lêtre réimprimée augmentée d Paris en c est

fur cette Edition que je publie la miene. Je nerens aucun compte de cet Ouvra-ge également curieux O savant aux leéteurs : çe les renvoie aux Préfacesqui le précédent immédiatement dans ce Volume. Je me contente de dire en pas-sant , qu on n j doit chercher ni lesfeurs ni les agremens du language , ni cetteleqereté de style que lon aime de trouver méme dans les matières le moins fufcepti*blés de legereté , Cf qui f ait toute Pambition de nos. Ecrivains modernes : mais enrécompensé on trouvera dans ïOuvrage du P. le Brun des raisons solides jdes faits bien âevelopés Çf bien expliqués , G" des Superfiitions bien réfutées.

A légard de P Ouvrage de. Thiers , il nefi certainement ni moins cu-rieux , ni moins savant que celui du P., le Brun & peut être aura L il da-vantage dêtre beaucoup plus amusant , a cause Lune infinité de Superfiitionspopulaires & peu connues des honnêtes gens , qu il a recueillies avec une èxac-titude dont peu de personnes font capables. Ilfaudroit avoir autant a cœurdésabuser les esprits crédules que. Thiers, pour pouvoir Je résoudre a suivrefi scrupuleusement le peuple dans toutes fis pratiques frivoles. Aíais étoit il be-soin de les révéler ì dirontjes personnes qui fi tiennent au dessus des illusions popu-laires , ou qui par un faux principe de Rehgionprennent ombrage de leur découverte-.Javoue qu a les considérer en un certain fins désillusions fi ridicules , souvent mê-me fi puériles , mériter oient de rester cachées dans b obscurité ou les honnêtes genslaissent le vulgaire : mais outre qu il nefi que trop vrai que des personnesd!Une éducation fuperieure au peuple s'amusent plus dune fois aux Supersti-tions , il est encore nécessaire L en montrer P abus d ceux même qui les méprisentavec le plus L assurance, I. Afin quils apprennent d les cônnoitre pour mieuxen garantir ceux qui ont du penchant d s y adonner. 1 . Afin qu en les voyantils persiflent d les mépriser. Mous devons tous nous regarder comme égalementsujets aux foibleffis de P humanité. La force & la fermeté abandonnent quel-quefois les âmes les plus vigoureuses. Elles ont leurs révolutions & leur déca-dence comme les corps t & combien de fois ne nous arrive t il pas dans P ad-versité , ou dans le mauvais succès Lune afaire , Lavoir recours aux moiensles plus absurdes ? Semblables d urì malade defesperê, qui, voulant vivré dquelque prix que ce soit , s'adressé enfin aux charlatans quand les Áíedecinsí abandonnent. Ajoutons d ces deux motifs ce qu'allégué. Thiers pour mon-trer que toutes ces Superfiitions dévoient être nécessairement exposées dansun grand détail\ Je me fier ois, dit-il épargné bien de la peine , fi javois

* a voií-