A U LECTEUR.
voulu fuprimer quantité de pratiques superstitieuses que je rapporte & quef m remarquées dans Us livres & dans le commerce du monde : mais /atJeu deux raisons de ne le pas faire. Lafremére, doutant que j en auraisoté la connoisfance a ceux qui font chargés de la conduite aes âmes >• ce qmpeut être les auroit empechez, dé en parler . La seconde , afin que ceux quis appliquent a ces vanités les voyant envelopees dans la condemnation derespire particulière d laquelle je les réduis reconno fient leur égarement &s en corrigent i ce qui riarriveroit gueres , fje ne dejcendois dans le détail dece qm les regardsprécijement , par ce qu en cette maûere , comme en plusieursautres , les discours généraux ne font p as beaucoup i imprejjmnjur les esprits.M. Thiers nous avertit aufji quil a observé une chose dont je ne doute pasque les personnes véritablement religieuses ne lui sachentgré: c’est d’avoir évi-té de rapporter exattement toutes les paroles & toutes h circonstances qm doi-vent accompagner les pratiques superstitieuses , par ou elles produisent^ cer-tains effets , comme le prétendent ceux qm les mettent en usage. „ J'at eu, crainte, aioute fil, Renseigner le mal en voulant le combattre & le destrm-„ re. Je les ai néanmoins rapportées les unes & les autres lorffiue f m jugé
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” pi KWsWdesautres EcrivainsEcclésiastiques i qui, pour déraciner entier e-ment les vaines pratiques quils ont trouvees dans l Lglise , mais qm ne font" pas de Ì Eglise , ri ont fait nulle difficulté de les spécifier ouvertement Çf de” les nommer par leur nom Si les raisons de M. Thiers ne Jugent pas pour
justifier la méthode quil a suivie , on ne Im refusera pas mmoins la gloire d'a-
faií ínn -r île f R ínr, praJitifM imur ïhonneur de U Reims o»
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JsmJoiJePJtrJsrJpJJks principales & d’indiquer simplement les ou-tres. La réfutation n'en seroit pas moins solide, (S l érudition n en paraîtraitque plus agréable.
Ce Trafté des Superstitions est divisé en six livres Le premier am traitede* Super (litions en général renferme en dix Chapitres les sent irnsns d un grandnombre de Peres & de Conciles fur la Superflu ion, âpres quoi t auteurproposequelques réglés pour la connaître, & pour en juger ensuite Lesecond livretraite du Culte faux (S du Culte superflu sous lesquels l Auteur comprend lesmaléfices & la magie. Les quatre autres Uvres traitent de toutes les Supas i-. fions en détail i cefl-d-dire des diferentes ejpeces de divinations , des vainesobservances, des Afférentes sortes de préservatifs «S d enchantement. En rap-portant toutes ces Superstitions, M. Thiers établit toujours les principes parleímels on doit les combattre éí refuse les rasons de ceux qm veulent ejjaier de,Ùifier les pratiques faperstmeujés. Tel est enPeude mots le plan du Traitedes Superstitions , oh ( Auteur parle avec tant <k liberte contre les faux mira-cles lis fausses légendes, k trafic des Reliques Gf t avarice de quelques OrdresMonastiques, quil est étonnant à k trouver ensuite lui merrn credule (Speut-etreauiliùnpeu superstitieux sur les prétendues opérations du Démon en certains casesc. Mail ce défi pas a lafoibleste d’esprit, qui est unjks caraBeres de la Super-fiitien , quil faut attribuer ce défaut du religieux O savant Docteur.
Tai accompagné cet Ouvrage de plusieurs planches qui reprejentent une par-tie des Superstitions les plus connues, & J J -« *j°» te me courts de J crt f ttonune douzaine de remarques. .
Cep. Mars 1733. B. D. M. h. A. A.
THAI-