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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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des superstitions.

dans la maison de son. maître & rentre dans son ancienesclavage, ainsi que le témoigné Majolus (a).

Croire qu une croix achetée daûmones est plus sain-te & a plus de vertu quune autre qui seroit achetee dau-tre argent. Offrir aux saints de la cire ou quelquautrechose, 8 c y mêler des cheveux dun homme malade, oudu poil dun animal malade afin de le guérir plus aisé-píent. Plonger des images des saints ou des saintes dans1 eau afin d'avoir de la pluie. Faire des ligatures avecdes afin que les vaches ayent toujours du lait & netarissent point. Mesurer la ceinture des malades afin deconnoître à quel saint il les faut recommander, pourquils guérissent , & pratiquer quelques autres cérémo-nies superstititieuses quil nest pas nécessaire dexpli-quer ici. Dresser un bûcher de certains bois, y mettre lefeu, y pousser les animaux que lon veut guérir de cer-taines maladies , ou les faire tourner tout autour, & of-frir aux saints le premier des animaux qui y est poussé,oh qui tourne tout autour. Empêcher quon ne sen-yure en disant, avant que de boire, ce vers latin.

Jupiter his ait a fortuit clementer ab Ida*

Guérir un cheval durie entorse en faisant trois foisle signe de la croix avec le pié fur le pié du cheval ma-lade , en prononçant autant de fois Ante , parante , y»-parante in nomine pàtris &c. 8 e en frappant du pié le ptedu même cheval, une fois à Ante deux fois à parante 8ctrois fois à Juparante. Porter fur foi & réciter ces paro-les. Nant & fe ambulavero in ntedio timbra mort t $ nontimebo mala, quoniam tu mecum es Domine Deus mtus ,pour être guéri de la .... Ouvrir une ferrure fans façlef, en écrivant fur un billet ces caractères. >J«. >{<.F. A. P. H. R. G. (A. P. H. Op mettant ce bil-let dans un linge neuf, le, posant ensuite sur un autel ouil doit être pendant neuf jours j Ld enfin en Rappro-chant de la ferrure.

Etre préservez du mal de .... en disant, La velere ,Vtire, r an, qmd explicare nequeunt omnes lingua viven-iium. Prendre grande quantité de pqiflòn en péchant,pourveu quils disent Jao Sabaoth , &c.

Empescher les Scorpions de faire du mal en pronon*Çant ce monosyllabe Bud, îorsquon les apperçoit. Gué-rir les chevaux de certaines maladies en récitant certainesparoles de lEcriture, en suspendant un certain ver, 8cen le gardant un certain jour du Croissant, ou du dé-tours de la Lune. Cest ce que lon ne doit pas souffrir,selon la pensée de Martin de Arles (b), Guérir les mor-sures des chiens enragez , en disant ou en faisant dire,Bax, pax, max, &c. Chasser la peste & les fièvrespestilentielles en portant fur foi ce mot Anani&apta ,ou tout seul, ou avec ces vers & leur fuite, écrits du-he certaine façon.

Ananircapta sent morterrt qua tadere quarit.

Efi mala mors capta dum dìcitur Ananitopta.

Anam^apta Del mifèrere meì, dstgnis cali qua tintentgentes nolìte tintere, quia ego vobifcum feint, dicit Domi-ims. Martin de Arles (c) Archidiacre de Pampelonne,parle de cette formule. II avoir condamné un peu aupa-ravant cette autre formule superstitieuse : On Corifdon Matatron , Caladafin, Corobam, Oxxatco, Vriel ,

Eriel , Josiel , Jefed , Michaèí , Ax,ariel, Raphaël ,Vantes J a, Ja, Vba, Adonaj Sabaoth , Heloìm , &c.

«7

Nêtre point mordus des puces en disant Oeh , Och, enentrant dans un lieu oh il y en a. Arrester le flux de sangen prenant un íestu 8c en le laissant tomber à terre , endilânt certaine quantité de fois,

Herbe qui de Dieu efi creee. ^

Montre la vertu que Dieu t'a donnée.

Arrêter le sang qui coule du nez, en écrivant avecle sang sur le milieu du front de la personne qui saigne,Confummatum efi. Remettre ou renouer les membres dis-loquez en disant, Danata, Daries, Dardants > Asté-ries , 8cc. Guérir le mal de .... en disant Sista , Pista ,Pista , Xi f a. Guérir les maux de .... & de .... enrécitant ces mots, Abrac , Amon, 8cc. ou ceux-ci,Irioni , Khirioni , quil faut porter écrits fur un mor-ceau de pain.

Chasser le mal de dents en répétant.... fois au fort,de la douleur, Anafages , Anafages, Anafages ; ou endisant à S. Laurent ou à Sainte Apolline dans un cer-tain tems de la Messe , Ubi erìt fictus & flridor den-tìum\ ou en sécriant, lorsque lon voit le Croissant,Ab ! qu'il eft beau , puis en prenant un peu de bouefous leurs souliers, & en la mettant fur leurs lèvres ;ou enfin en disant, Galbes .... Galdes .... ou bienGibel, Gott, 8cc. ou en portant fur foi ces mots écritsfur un morceau de papier, firigiles , falcesque dentatadentìum dolorem prefervate, 8c les pendant à son ...

Empescher que les Scorpions ne fassent tort auxpigeons dun colombier, en écrivant aux quatre ....Adam. Etre préservez de quantité de maux , & furtout du mal de .... & de celui de .... par le mo-yen de ce vers :

(pivyíre tcctnapíSiç , Awíoj aypioç îippg Siúml

Ne pas senyvrer en beuvant, pourveu quils disentdés les premiers coups quils boivent.

(d) Tflç y « p hc \ìtúm opststit Ktvm pyrtéTa Zsvî.

Guérir le farcin en prenant trois petits morceauxcire-vierge quil faut mettre dans un morceau de....les lier trois neuds avec une corde de chanvre , & direà chaque neud 5 . fois Pater 8c Ave Maria, ChristusChrifius vincit Christus{< Christus abicit >J< Amalor

Alcirsor Defeendat In nomine, 8cc.

Çe) Empescher quune playe ne fasse mal, & que lagangreine ne sy mettre, en récitant cinq fois par jourles deux vers suivants, & en mettant la main fur la pla-ye , lotfquon les récité :

Vklneribus quinis me fkbtrahe Christe ruinìs:

Vulrnra quinque Deijunt medècina met.

Empescher que le fruit ne tombe dun arbres quel-que vent & quelque violence quil fasse, en attachantces mots à larbre:

(f) XctXvÂcp V h Kipâpip Uìín rptqKafèíieœ pip/eti

Adoucir les douleurs de la goûte , en dilânt OU èuportant fur foi ces paroles,

(g) TêTpfcít y «j'-opìj qùvtt%í&ro

{à] Supplm. dier. canic. ceDoq. t. . c -

(h) Qui dit: Tract, de Superstit. Si aliqua inutuia verba, ct iu-perstitiosa facta admisceantur verbis sanctìs, ut ifti incahtarores«quorum 8t jumentorum faciunt, vermem quemdam íùspenden-tes, 8t die luttas crescentis vel minueritis servantes , prohibendiíunt qui talia agunt , secundum illud ApostoU ad Thelfal. 1 . Ab-°mni specie mali abstiítete vos.

U) En ces termes : .Tract, de Superstitiomb. Sunt xeprobandaquidam breviola qu* data fuerunt olim contra febres à quodamnebulone qusstore quorum forma talis erat Amnixapa , &c.Sunt suspect» à sebedà ex parte datvtis. 'Nam erat i\le homoApostata à religkme Fratrum Minorum, nunc íub habitu Canoni-ct Regularis, nunc sub habitu S. Antonii, Ptsedicattdo indecens.

Guérir la fièvre quotidienne, en écrivant avec uinéCerraine encre fur une feuille dOlivier cueillie avantle Soleil levé , & en portant à son cou ces mots ,Ca , Roi , Faire sortir les ordures quon a dans lesyeux j en crachant trois fois en un certain lieu , 8c est

di-

(J) Iliad. S.

(e) Mizault cent. r. n. 6 i.

(/) Iliad. í.

(§) Iliad. fi.

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