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pretaiére bande, sont rouges exepté les douze du milieuoù les cendres font mêlées avec du sandal : le penultiemede ces signes est un Lingam. Les signes de la secondebande sont rouges comme ceux de la première, exceptéle dernier, qui est noir. Les Indiens se font ces signesfur le front , fur le cou prés des oreilles, quelquefoisaussi fur le visage. Non-seulement il prennent ces mar-ques pour honorer leurs fêtés & leurs autres folemnitézreligieuses ; mais anísi pour fe mettre plus particulière-ment fous la protection de leurs Dieux. Entre ces mar-ques quelques unes font des signes représentatifs desDieux. On nous assure cependant, que ïeS signes dela troisième & de la quatrième bande font permis auxIndiens Chrétiens par les Missiónaires. Les signes faitscn double V , ou , si l’on Veut , comme le Schïn dèsHébreux, font des figures obscènes du Liugeím , auquelles Indiens attribuent la même vertu que les anciensPayens au Phallus , aux Boita dés jeunes Romains Scc.Ce mêuie Lingam est reprefenté dans la première figurede la première bande : les deux lignes jointes par la basey font blanches, celle qui traverse l’V. dans le mi-lieu est rouge. On explique cela par Vas mttliébretneustrua 'distillons. Enfin pîusieùrs de ces signes mar-quent Un dévouement tòut particulier à l’Idole dè Ferí-•mM ou de Wistmo. Les Indiens donnent le nom de Ti-lac'am au rond qui fuit immédiatement après. Ils sc fort tcette marque entre les sourcils. Les autres signes n'ont'sien de particulier.
L’ímage de Pttlleyar , qui est ía Divinité què les In-diens croient présider aU mariage est fort révérée chezeux. Rien ne fe fait fans Pulleyar dans lè mariage : Il ypourvoir ì tous les besoins, & fùr tout il -garantit lesmariés dés maléfices.
La figure marquée E. est proprement unè espèce deTalisman qui sert à découvrir lès thrèsors & à fe 'rendrela fortune favorable. On prétend qu’il faut toujours leporter fur foi, qu’on doit le faire de parchemin vierge•rar une plaque d’etain fin j & fous Tafpect favorable deJupiter.
Je n’òùbliérâi pas limage dè 1 a Verdtìiquè dont plu-sieurs personnes sont -tòujòùrs munies dans Tésperahce«fBe cetftè Imagé lès garáWfîra de toutes fortes de dangèrs,pourvu qû’aVec cela ils récitent régulièrement l’OráisonE vante : ftíxDmm J esus-ChRììti sttstihpéride-cúm per virttttém Ella propheta cûm eficaci fack Doninttooflri falvatoris & "tnatris ejus SattEltstîma Maria fémperVirginis ; 'per dtíodecim Mpostolos , per qUaiuor Evangelìs-tas , pér fìuBos oWnes, martyres , cons effarés, per castksVítgïnes & sanclás Vtdms-, per yîrchangelos , ylngelos efrCoteras calestes Hierarchias, Mve Maria Mater DeiJdmen.
Page z8. ligne io. Je pourrois faire ici diverses Re-marques curieuses au sujet de la Divination : mais jerenvoie cela à la fuite de cet ouvrage. Présentement il suf-fira de donner au lecteur qUelque idée des deux figurésqu’ôn voit ici marquées B. C. & qUi Ont fourni auxAstrologues anciens & modernes bien des chimères parlesquelles ils ont prétendu deviner tout Te bonhetìr '&tout le malheur des-hommes. La première -'figure repré-sente le raport de toutes les parties du corps dè l'hommeáUx douze Signes du Zodiaque. Kous avons la premiè-re obligation de cette chimère aux Egyptiens. Ils ti-roient de ces douze Signes & des disserens aspects desPlanètes à leur égard Te secret de decider du fort deshommes, de juger de la fertilité dès chants , du bon-heur dés armes, de la décadence des Etats Sc. Les Chal-déens, qui Vinrent ënsuitè, partagèrent, s’il fàut ainsidire, l’homme ën douze piecés, qu’il distribuèrent auxdouze Signes, & inventèrent de nouvelles absurdités,poùr trouver un juste rapport entre lè Signe celesteSc la partie qu’-ilslui donrioient : par exemple , entre lèbelier & la tête, les jumaux & les épaules, les poissonsSc Tés pieds. Ces rares observations produisirent fart desHoroscopes : les observateurs decouVrirënt en mêmètems qu’une partie des Astres du firmament n’envoioientfùr nous que dés influences malignes , que d'autrès'étoieht toujours hienfaifens, que d’autrès-enfin étoierit
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tantôt bons Lt tantôt mauVais. Ppùr comble d’abfurditéou métamorphosa le Ciel en un livré où l’on prétendittrouver écrits tous les evenemens de la vie, le fort desEmpires &c. C’est là l’Ecriture celeste dont je parleraidans une remarque.
La Rôtie de la vie & de la mort , nommée autrementSphar'a Bidntis , est composée, comme on voit, de cinqcercles qui renferment l’aìfabet onomantique avecles nombres qui correspondent à cet alsabet, les caractè-res des Planètes & les nombres qui leur conviennent.Les trois colonnes de nombres qui font le centre com-mun de tous ces cercles font coupées par le DiamètreA. B. qui partage ces nômbres en heureux & en mal-heureux. Tous ceux -qui font au dessus dù diametre’sohcheureux & marqués dé rouge , les autres font malheu-reux & marques de noir. Lés premiers ont reçu le .norfide tiombres dé la vie , lès autres de nombres de la mort.
Voici lissage dè cette roue. Il faut prendre lè nom-bre dés lettres du nom de la personne qui consulte aVefccelui du jour & de l’heurè de la consultation, y joirr-dré ènsuite celui du mois & du Signé du Zodiaque,diviser tous ces nombres combinés par trente & cher-cher fur la roué le surplus des nombres divisés. S’il està'u dessus du Diamètre cela marque la vérité d’une cho-se , fi au dessous cela prouve qu’elle est fausse. PoifrVérifier par exemple , fi une personne éloignée eftvivante ou morte, il faut chercher les lettres Sc les nom-bres dé son nom dans lès deux cerclés extérieurs quirenferment les nombres Sc les lettres onomantiques, yjoindre lè hombre du mois & celui des jours de sondépart, combiner le tout, y ajouter le hombre dè 1 an-née courante, en faire la division pas z o. Si ce qui restefe trouve au dessus du diamètre, la personne vit, si aúdessous , este est morte. Là roue divinatoire des anciensEgyptiens Sc celle des Hébreux avoient lé mêmè usage& cfemandoíent à peu prés les mêmes opérations.
•Page 3 8 . ligné 3 o. k la Geomancìe , qui fe fait <©-c. JTótítes lès figures qù’ón voit ici sont grises de laGeq-mantíie dés Arabes. Il y a deux sortes dè Géomancie,l’úhè , dit-on , qui prédît par lès différëns ■mouvementde la tèrtè ou de ses parties, & par lès éxhàlaHbns qù*eï-le envòiè , l’âutré qui consiste à deviner Pavenir pardes points jettes ou marqués au hazard fur du papier oufur lè pavé avec de la terre. Les Arabes font precedèrcëttë opération d’une invocation, Sc prétendent qu’une in-telligence sécrété conduit la main de celui qui jette la terré,oti'fnarèjttë les points. Ges points composent des figures ar-bitraires -Sc irregulieres, tantôt en nombre pair, tantôrenimpair. Elles font pourtant toujours ën correspondantavec lés Signés du Zodiaque & avec les autres étoiles.On doit les faire dú doit index. Selon les Arabes Tésdeux dernieres des í]ùatre bandes fur lesquelles on vòkici des figures de geomancìe rëpréséntent la report dèspoints aux douze Signes du Zodiaque dórit Tes notassont exprimés en Arabe.
L’aùtrè figure rëprefente un arbre ‘georhantt^uè dofftl.s branches comprennent selon ces mêmes Arabes, tóùtc: qui peut fe reporter au bon Sc au mauvais sort. En-fin la Géomancie noirs est donnée par les gens du mé-tier-poùr une. Astrologie terrestre, où chaque point mar-que une étoile , chaque rangée dé points une Constel-lation &c.
L*Arbre Geomantique des Àrabés a aussi beaucoupde conformité avec les Sephiroth de la Cabale , qui sontTësdiX perfections de l’Etre suprême liées les unes auxaú-très par lé moyen de certains canaux qui'conduisent lés'influencés d’úhe perfectiòn dans í’aùtre. Quelques-uns deces canaux font chargés d’Anges, fl y eh a plusieurs sorle canàldejla miséricorde pour récompenser les saints,&plusieurs autres fur le canal de la force pour châtier lesmcchans. Ce n’-est pas tout : si chaque Sephiroth mar-que unè perfection divine , elle correspond en mêmètems à autant de noms de Dieu, à trois Cieux Sc à fëp cElanetes, à dix ordres d’Anges , aux dix parties vitalesdu corps humain & enfin aux dix préceptes du Déca-logue. Le lecteur, n'a qu’à jetter les yeUx fur la piánèKe