í ii L’Az©th des PííiiosoraEj,plus grand dans les uns que dans les autr'es,'& nous sommes comme il plaît à Dieu del’ordonner & de nous bénir. Et il a dit :Je te récompenserai de la même maniéréque tu serviras dans ta vocation. Dieu dis-tribué' en un jour tant de Richesses qu’ellessemblent surpasser celles des Rois les pluspuissans, Sc ses Trésors ne diminuent point ;au contraire , ils augmentent toujours. Scc’est pourquoi il doit être aimé avant touteschoses Sc fur toutes choses. II n’en est pasainsi des Richesses humaines ; car quelquefois celui qui les amasse par avarice,laiste enmourant un Successeur prodigue qui lesdissipe, Sc suivant ce que disent quelquesSçavans, les Richesses précipitent souventceux qui les possèdent dans les tourmenséternels de l’Enfer ; parce que pendantqu’ils ont été dans l’abondance des Biensde ce Monde , ils n’ont point pensé à lapaix du Ciel, ont négligé de soulager lesPauvres , Sc ont entièrement oublié Dieu.Les jeunes Gens fur tout, font les plus ex-,posez au danger de tomber dans le piègeque leur tendent les Plaisirs, quoi que laprudence supplée quelque fois au destautde leur âge. Les Hommes pieux font con-traints de boire le Calice des afflictions, óçles Impies font réservez aux peines éter-nelles. Mais ce qui est le plus déplorable,c’est qu 5 on ne fait presque point attention
à ces