viij PRE’FACE.roient pu les perdre, ou par Pindiscré-tion de ceux qui auroient pu les voler.Bien plus , il falloir ôter jusqu’au moin-dre soupçon, sinon de l’existence, aumoins de la connaissance de ces se-crets. II n’y avoir donc d’autre ressourceque celles des hiéroglyphes, des symbo-les, des allégories, des fables, &c. quiôtant susceptibles de plusieurs explicationsdifférentes, pouvoient servir à donner lechange, Sc à instruire les uns, pendantque les autres demeureroient dans l’igno-rance. C’est le parti que prit Hermès,& après lui tous les Philosophes Hermé-tiques du monde. Ils amusaient le Peuplepar des fables, dit Origene, & ces fablesavec les noms des Dieux du pays fer-voient de voile à leur Philosophie,
Ces hiéroglyphes, ces fables présen-ïoient aux yeux des Philosophes, & deceux qu’ils instruisissent pour être initiésdans leurs mystères, la théorie de leurArt sacerdotal, & aux autres diversesbranches de fa Philosophie, que les Grecspuisèrent chez les Egyptiens.
Les usages, les modes, les caractères,quelquefois même la façon de penser va-rient suivant les pays. Les Philosophesà Indes 3 ceux, de í’Jìurope inventèrent