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trarieté clans les élémens mêmes, quoiqu’onpense ordinairement que le feu est opposé à seau.On ne s’y tromperait pas, fí son faisoit atten-tion que cette opposition prétendue ne vient quede sintention de leurs qualités, & de la diffé-rence de subsisté de leurs parties, puisqu’il isya point cseau sans feu.
Thaïes, Héraclite, Hésiode ont regardé seaucomme la premiere matière des choies. Moyíeparaît dans la Genese (n) favoriser ce sentiment,en donnant les noms d’abîme & cseau à cettepremiere matière ; non qu’il entendît seau élé-ment que nous buvons, mais une espèce de fu-mée, une vapeur humide, épaisse & ténébreuse,qui se condense dans la fuite plus ou moins,félon les choses plus ou moins compactes qisila plu au Créateur d’en former. Ce brouillard,cette vapeur immense se concentra, s’épaislît,ou se raréfie , en une eau universelle & caho-tique, qui devint par-là le principe de tout pourle présent, & pour la suite (/;).
Dans son commencement cette eau étoit vo-latile, telle qu’un brouillard; la condensationen fit une matière plus ou moins fixe. Maisquelle que puisse être cette matière, premier prin-cipe des choses, elle fut créée dans des ténèbrestrop épaisses & trop obscures , pour que 1 esprithumain puisse y voir clairement. L’auteur seulde la Nature la connoît, & en vain les Théolo-giens & les Philosophes voudroient-ils détermi-ner ce quelle étoit.
(a) C. I.
Coímop. Tract. 4.