Egyptiennes et Grecques. 377
Prêtres qui furent les maîtres de ces Philo-sophes, à qui la postérité a consacré le nom de%[es par excellence, croient trop sensés pourpjjoire à la lettre les fables d’Osiris, Isis, Horus,a yphon, &c. & pour rendre un culte auísi ex-èavagant à des animaux ou autres symboles dek Divinité. Les témoignages d'Hermès Trismé-fpste même, d’Iamblique fur les mystères des■Egyptiens, ce que disent Plotinus dans son troi-Eeme livre des Hypostases, Hérodote, DiodoreSicile, Plutarque, &c. font plus que suffisansPour fixer ce que nous devons en penser. Dé-Eons-nous des Auteurs Grecs & Latins, qui né-l °ient pas toujours assez bien instruits des myst-ères des Egyptiens, que les Prêtres leur ca-rient comme à des profanes.
La seconde raison est que le secret de F Artècerdotal étant dhine nature à ne pas être com-muniqué fans avoir éprouvé la dilcíétion & laPrudence de ceux que son se propofoit d’initiey,|es jeunes Prêtres que Ton y disposoit par desèstructions, ayant toujours ces hiéroglyphes de-vant les yeux, stentoient réveiller leur curiosité,
Jaicquid fabularum de Diisèis, Osiride, Iside, Ty-Pjtone, Horo aliisque tra—Jljdit, iis sacerdotes sapien-í‘«mos, nequaquam exis-, Irt tandum eít, vel fidem.fuisse; aut flolidâ quâ-ac insipiente persua-dée (un plebs faciebat)^«ctos , simulachra velutisatina quéedam adorasse ;
hoc enim quam ab animosapienti alienum esse nemonon novit. Sed magna iismysteria significasse, nequehœc rations carets, sed cer-tas causas habere , vel his-toria , vel naturâ introduc-tas, symbolis istis tam mul-tiformibus luculenter con-fessi sunt. Kirch. Myjlag.J£gypt- l- 3 • c- 3 •