498 Fables
Milésien , qui alla s’établir dans la Carie. 11 eutdeux filles, nommées Hefpérides, qui avoientde nombreux troupeaux de brebis , qu'on appel'loi t Brebis d.’or, à cause de leur beauté. Elle*en confioient la garde à un Berger, nomffl 6Dragon ; mais Hercule passant par le pays est'leva le Berger & les troupeaux. II n'y auroit rieUrien de plus simple que cette explication de Pale'phate ; toute admiration, tout le merveilleux d ecette fable se réduiroit à si peu de chose , qu’ell ene mériterait certainement pas d’être mise ^nombre des célébrés travaux du fils de Jupiter #d’Alcmene.
II n’est point de sables qu’on ne puisse expb'quer auíîì facilement, en imitant Paléphate imais est-il permis de changer les noms, les lieu*>les circonstances des faits, &la nature même â eSchoses ? Malgré le peu de solidité du raisonnément de cet Auteur j malgré le peu de con sot'mité qui se trouve entre son explication & }jífait rapporté par les Poètes, Agroétas, autre H»*'torien cité par les anciens Scholiastes, semb^avoir suivi Paléphate, & dit au troisième livs edes choses libyques, que ce n’étoit point à eíPommes, mais des Brebis, qu’on appelloit Bft',bis d’or, à cause de leur beauté. Et le Berger ss’*en avoir la garde, n’étoit point un Dragon, mzj sun homme ainsi nommé, parce qu u avoit "vigilance & la férocité de cet animal. Varron ^Servius ont adopté ces idées. Cette opinion ® 9cependant pas eu autant de partisans que cel>de ceux qui s en font tenus aux termes propr eSdes Poètes, Ceux-ci ont prétendu que les aut* eí