Egyptiennes et Grecques. 521
fefl: faite ; ces parties aqueuses volatilisées retom-bent en goûtes comme des larmes, & la blan-cheur commence à se manifester.
Le portrait & le pouvoir que Virgile prête à. la Prêtresse des Hespérides, nous annoncent pré-cisément les propriétés du mercure des Philoso-phes. C’est lui qui nourrit le Dragon Philoso-phique ; c’est lui qui fait rétrograder les Astres ,c est-à-dire, qui dissout les métaux, & les réduit3 leur premiere matière. C’est lui qui fait sortirles morts de leurs tombeaux, ou qui après avoirfait tomber les métaux en putréfaction, appelléeWortj les ressuscite en les faisant passer de la cou-leur noire à- la blanche appellée vie : ou en vo-latilisant le fixe, puisque la fixité est un état deïtiort dans le langage des Philosophes, & la vo-latilisé un état de vie ; nous trouverons une in-finité d’exemples de l’un & l’autre dans cet. ou-vrage.
Mais suivons cette fable dans toutes ces cir-constances. Hercule va consulter les Nymphes de«Jupiter & de Thémis, qui faisoient leur séjourdans un antre fur les bords du fleuve Eridan ,connu aujourd’hui fous le nom du Pò en Italie.
iì»í veut dire dispute, débat. Au commen-cement de l’œuvre les parties aqueuses mercu-Ile lles excitent une fermentation, par consé-9 lle nt un débat; voilà les Nymphes du fleuve^tidan. Ces Nymphes étoient au nombre deSuatre, à cause des quatre élémens, dont les*jniJoíophes disent que leur matière est comme1 abrégé quintessencié par la Nature , suivant sesP°*ds, ses mesures & ses proportions, que l’Ar-