Egyptiennes et Grecques. 537M. l’Abbé Banier íèmble la distinguer de cellequi aílìsta à la chaste du sanglier de Calydon ;mais les Poètes la font communément fille deSchtenée Roi de Schyrre. Elle étoit vierge, &d’une beauté surprenante. Elle avoit résolu deconserver sa virginité (u) , parce qu’ayant con-sulté TOracle pour sçavoir fi elle devoir se ma-rier, il lui répondit qu’elle ne devoir pas se lieravec un époux, mais qtselle ne pourroit cepen-dant Péviter. Sa beauté lui attira beaucoup d’a-mans, mais elle les éloignoit tous par les con^ditions dures qiselle imposoit k ceux qui préren-doient à l’épouser. Elle leur proposoit de disputeravec elle à la course, à condition qufils courroìentfans armes; qtselle les suivroit avec un javelot,& que ceux qtselle pourroit atteindre avant d’êtrearrivés au but, elle les perceroit de cette arme;mais que le premier qui y arriveroit avant elle,feroit son époux. Plusieurs le tentèrent, & y pé-rirent. Hyppomene ariiere-petit-fils du Dieu desEaux (ó), frappé lui-même de la valeur connue,de la beauté d’Atalante, ne fut point rebuté parle malheur des autres poursuivans de cette va-leureuse fille. II invoqua Vénus, & en obtint troispommes d'or. Muni de ce secours il se présentapour courir avec Ataiante aux mêmes conditionsque les autres, Comme daman t, suivant la con-vention, pastoit devant, Hyppomene en courantlaista tomber adroitement ces trois pommes à quel-que distance f une de l’autrè, & Ataiante s’étantamusée à les ramasser, il eut toujours l’avance, &
(a) Ovid. loc. cit. (£) Ovid. loc. cit.